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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Le néolibéralisme est un totalitarisme, le capitalisme est son idéologie

Publié le 4 Août 2018, 17:18pm

« Fondé sur un économisme scientiste qui voit dans l’avènement de la société de marché l’accomplissement de l’Histoire universelle et la réalisation de la nature humaine, le néolibéralisme, par le biais d’une avant-garde d’économistes professionnels, promeut la production de l’homme nouveau adapté au marché mondial ; il use, pour ce faire, de la propagande de masse qu’est la publicité et soumet chaque individu à la discipline managériale qui lui impose l’entreprise comme modèle de réalisation d’un soi préalablement défini comme producteur-consommateur : il contribue ainsi à l’institution du marché comme Totalité et s’emploie à détruire tout ce qui viendrait entraver sa puissance de totalisation.

 

Photo du film:Le loup de wall street
Photo du film:Le loup de wall street

Sa gouvernementabilité spécifique se déploie alors comme biopouvoir, qui vient normer les individus dans l’immanence de leurs désirs, et comme police, qui assure la coexistence pacifique des individus désirants.
Le capitalisme est un totalitarisme, et le néolibéralisme est son idéologie ; s’il peut nier être totalitaire, c’est qu’en effet il n’est pas application démiurgique d’un idéal élaboré contre le réel, mais explicitation et accompagnement d’un processus de totalisation et de reconfiguration totale de l’homme et de la société parfaitement immanent, qui ne relève pas d’un dessein humain : mais un tel processus de totalisation, en tant qu’il est autonome et automatique, est précisément le totalitarisme même, et le néolibéralisme n’est autre que l’idéologie du totalitarisme capitaliste – qui, dans l’image inversée de la camera obscura idéologique, le présente systématiquement comme libération».

La terreur est l’exercice du pouvoir  sur le particulier, qui use de sa souveraineté pour abolir la singularité. L’individu comme tel a le statut de suspect, en ce que sa singularité est en tant que telle inadéquate . Mais le capitalisme donne lui-même un statut très précis à l’individu, le statut de précaire […], et le précaire, tout comme le suspect, vit constamment sous la menace que constitue son inadéquation . Menace d’être inadapté à l’évolution du marché, et donc d’être éjecté par la force centrifuge de la spirale de l’autovalorisation : la logique immanente de la concurrence conduit ainsi à une purification du corps social par l’élimination constante des losers qui n’auront pas su rester performants, et rejette ainsi quotidiennement à sa périphérie tous ceux qui ne s’intègrent pas à son dispositif de désintégration […]. A la menace de l’exécution dans laquelle vit le suspect succède donc la menace de l’exclusion dans laquelle vit le précaire – et l’exclusion est bien une forme de mort, la mort sociale. Cette menace se double alors pour chacun de la peur de ne pas être à la hauteur de ses propres objectifs, et de découvrir la nullité de ses performances : la dépression est alors le vécu subjectif propre à un individu qui ne se juge plus, par rapport à la loi, en termes de faute, mais, par rapport aux normes, en termes d’insuffisance. 

On pourrait aborder le mode capitaliste de domination en termes de pouvoir charismatique : la masse atomisée se constitue en communauté charismatique par sa référence commune au fétiche de l’argent, entité mystique qui incite chacun à travailler pour lui et vers lui. Ce fétichisme charismatique est mené à son terme aux Etats-Unis, où « 20% des Américains disent que la main invisible derrière le capitalisme est celle de Dieu » (Le Monde du 28 octobre 2011), ce qui met en lumière la nature de la religion des Américains – qui, en effet, invoquent le nom de Dieu sur leurs billets de banque – déjà suspectée par Tocqueville. Rappelons la parole du Christ : « Nul ne peut servir à la fois Dieu et l’argent » (Luc, 16, 13) et celles de saint Paul : « La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent » (1 Timothée, 6, 13), « Dans les derniers temps il y aura des jours difficiles : en effet, les hommes seront égoïstes et amis de l’argent » (2 Timothée, 3, 2).

http://idiocratie2012.blogspot.com/2013/06/capitalisme-et-totalitarisme.html

A l'époque de la guerre froide, des superstructures transnationales ont progressivement commencé à se constituer sous les formes les plus diverses : sociétés commerciales, bancaires, politiques, médiatiques. Malgré leurs différents secteurs d'activités, ces forces étaient unies par leur nature supranationale. Avec la chute du communisme, elles se sont retrouvées aux commandes du monde. 

 

Le prix Nobel d'Economie,“The Nobel Factor”  créé il y a près d’un demi-siècle a été une machine de guerre visant à légitimer le tournant néolibéral des années 70 et 80,pour faciliter le remplacement du  modèle social patiemment construit dans l'état des nations en europe,par celui de l’économie de marché débridée que chacun découvre avec de plus en plus de stupeur au fur et à mesure qu'elle progresse maintenant chez nous .
Ce virage, nommé "révolution conservatrice"porté par Margaret Thatcher  et Ronald Reagan,soutenu en europe de l'Ouest par les dirigeants de l'époque , conduisant à la chute du mur de Berlin,s’est appuyé sur une école de pensée : l’école de Chicago. Le pape de ce courant de pensée était l’économiste monétariste Milton Friedman (Nobel 1976). Ces économistes étaient convaincus que dans l’économie, l’Etat était le problème, jamais la solution.

L'expression révolution conservatrice  est utilisée le plus souvent pour caractériser la période des années 1980 au cours de laquelle des chefs d'État souhaitent réduire les interventions de l'État dans la sphère économique et sociale . Elle se manifeste en particulier par l'arrivée au pouvoir de Ronald Reagan aux États-Unis, de Margaret Thatcher au Royaume-Uni.

http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2018/08/le-monde-libre-n-est-plus.html

https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20161008.OBS9557/le-prix-nobel-d-economie-instrument-de-propagande-du-neoliberalisme.html

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