Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes.

Publié le 2 Juillet 2018, 01:38am

"Chaque pays et chaque peuple a un intérêt dans la résistance afghane, car les combattants de la liberté de l'Afghanistan défendent les principes d'indépendance et de liberté qui sont à la base de la sécurité et de la stabilité mondiale. "

RONALD REAGAN

http://www.presidency.ucsb.edu/ws/index.php?pid=42249

 

Sous l’administration Reagan et pendant l’occupation soviétique de L’Afghanistan en pleine guerre froide, de nombreux talibans s’étaient porté volontaire pour combattre l’occupation et avait reçu le soutient financier et moral des états unis. Ronald Reagan recevait alors des délégations talibanes à la Maison Blanche et en mars 1985 avait déclaré:  "Ils sont nos frères, ces combattants de la liberté, et on se doit de les aider … ils sont l’équivalent moral de nos pères fondateurs et des courageux hommes et femmes de la résistance française. On ne peu pas ne pas les soutenir."
Sous l’administration Reagan et pendant l’occupation soviétique de L’Afghanistan en pleine guerre froide, de nombreux talibans s’étaient porté volontaire pour combattre l’occupation et avait reçu le soutient financier et moral des états unis. Ronald Reagan recevait alors des délégations talibanes à la Maison Blanche et en mars 1985 avait déclaré: "Ils sont nos frères, ces combattants de la liberté, et on se doit de les aider … ils sont l’équivalent moral de nos pères fondateurs et des courageux hommes et femmes de la résistance française. On ne peu pas ne pas les soutenir."

L'ancien directeur de la CIA Robert Gates l'affirme dans ses Mémoires (1) : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidines afghans six mois avant l'intervention soviétique.

A l'époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ?

Zbigniew Brzezinski (2). – Oui. Selon la version officielle de l’'histoire, l'’aide de la CIA aux moudjahidines a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’'armée soviétique eut envahi l'’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à présent, est tout autre : c'’est en effet le 3 juillet 1979  que le président Carter a signé la première directive sur l'’assistance clandestine aux opposants du régime pro-soviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.
N. O. – Malgré ce risque, vous étiez partisan de cette « covert action » [opération clandestine]. Mais peut-être même souhaitiez-vous cette entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez-vous à la provoquer ?
Z. Brzezinski. – Ce n’est pas tout à fait cela. Nous n’'avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’'ils le fassent.

Des soldats Soviétiques combattant les talibans en Afghanistan dans les années 80.


Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu'’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant, il y avait un fond de vérité... Vous ne regrettez rien aujourd’hui?

Z. Brzezinski. – Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en substance : « Nous avons maintenant l’'occasion de donner à l'’URSS sa guerre du Vietnam. » De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’'éclatement de l'’empire soviétique.
Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l'’intégrisme islamiste, d’'avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?
Z. Brzezinski. – Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l'’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’'empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l'’Europe centrale et la fin de
la guerre froide ?
« Quelques excités » ? Mais on le dit et on le répète : le fondamentalisme islamique représente aujourd’hui une menace mondiale…
Z. Brzezinski. – Sottises ! Il faudrait, dit-on, que l’Occident ait une politique globale à l’égard de l’'islamisme. C’est stupide : il n’y a pas d’'islamisme global. Regardons l’'islam de manière rationnelle et non démagogique ou émotionnelle. C’est la première religion du monde avec 1,5 milliard de fidèles. Mais qu'’y a-t-il de commun entre l’'Arabie Saoudite fondamentaliste, le Maroc modéré, le Pakistan militariste, l'’Egypte pro-occidentale ou l’'Asie centrale sécularisée ? Rien de plus que ce qui unit les pays de la chrétienté...
Propos recueillis par
Vincent Jauvert ,Nouvel Obs.


(1) « From the Shadows », par Robert Gates, Simon and Schuster.

(2) Zbigniew Brzezinski a publié « le Grand
Echiquier », Bayard Editions.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents