La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas .
L' Union Européenne que nous n'avons pas nous-mêmes appelé de nos vœux se construit, à l’heure actuelle, sur la destruction, non seulement des États, mais, plus spécifiquement encore, de la souveraineté populaire et, donc, contre la Liberté elle-même .
L’Europe, par cette nouvelle forme de dictature - la dictature économique, nie, ainsi ouvertement l'existence de nos droits fondamentaux, patiemment durement et dûment obtenus par nos ancêtres au fil des époques..
c’est donc ce déficit politique qui provoque à l’arrivée - c’est là son effet pervers le plus manifeste - cette dictature économique à laquelle nous assistons actuellement.
Il n’y a plus de souveraineté populaire, ni en France, ni en Europe, donc pas de démocratie nationale ou supra-nationale.
Il n’y a plus non plus d’intérêt général ou collectif, de République, mais un catalogue hétéroclite de choses et d’idées composant des biens communs.
Le Prix Nobel d’économie étant une ruse de propagandiste accompagnant une histoire malheureuse,le mur de Berlin est tombé contre les peuples pour le fondamentalisme du marché libéral .

Ce sont bien ces technocrates de la haute finance qui, privés en outre de toute légitimité démocratique puisque ce ne sont pas les peuples qui les ont élus, se voient aujourd'hui ,une trentaine d'année après la réunification allemande soudain propulsés, sans que nous n’ayons jamais été consultés sur la question, à la gestion de nos gouvernements.
Autant dire, effectivement, que c’est bien l’économie qui détermine aujourd’hui, au déni de toute démocratie, la politique.
L'Allemagne elle-même domine un certain nombre d'organismes. Par exemple, elle dispose de la présidence de la Banque européenne d'investissement (BEI): Werner HOYER, et de la direction générale du Mécanisme européen de stabilité (MES). Elle domine surtout le Parlement européen: Martin Schulz a été son président jusque 2017, son directeur de cabinet et le secrétaire général sont allemands.
Défendant davantage les intérêts de l'Allemagne que ceux de l'institution qu'il a dirigé ,ou les principes de la social-démocratie à laquelle il appartient.
"Paris, c'est la destination finale de la troïka", annonce Yanis Varoufakis, l'Allemagne veut imposer l'austérité partout en Europe, et la France est son objectif final . «Le plan de Wolfgang Schäuble est de mettre la troïka partout : à Madrid, mais surtout à... Paris.
https://francais.rt.com/international/5212-grece-france-austerite-varoufakis
"La France serait contente que quelqu'un force le Parlement, mais c'est difficile, c'est la démocratie", a déclaré Wolfgang Schäuble en 2015 alors ministre des finances en Allemagne,après avoir évoqué les réformes selon lui "très réussies" menées en Espagne sous la supervision de la troïka.
"Si vous en parlez avec mes amis français, que ce soit (le ministre des Finances) Michel Sapin ou (de l'Economie) Emmanuel Macron, ils ont de longues histoires à raconter sur la difficulté à convaincre l'opinion publique et le Parlement de la nécessité de réformes du marché du travail", avait dit auparavant ce chantre de la discipline budgétaire.
La "troïka", terme tombé en disgrâce en raison du rejet par les Grecs de cette organisation, désigne un groupe de hauts fonctionnaires de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international, et de l'Union européenne, qui contrôle la mise en oeuvre de réformes dans les pays européens .
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/04/16/97002-20150416FILWWW00430-schuble-la-france-doit-etre-reforme-de-force.php
L’aspect le plus ironique de l’histoire, c’est qu’en 1989 ,on nous a en europe, certifié qu'avec la chute de l'URSS, du rideau de fer,qu'avec le "triomphe" du libéralisme,la menace du totalitarisme était définitivement écartée...
Il ne faut pas, sans examen critique, adhérer à la propagande de son propre camp.(La propagande de la bien-pensance,celles de cette période ,et d'aujourd'hui sont les mêmes.)
Celle-ci étant masquée, drapée de sentiments vertueux et vouant l’autre aux gémonies.
" Nous allons vous rendre le pire des service, nous allons vous priver d'ennemi ! ", avait prédit en 1989 Alexandre Arbatov, conseiller diplomatique de Mikhaïl Gorbatchev.
L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un " bon " ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance.
"La fabrication de l’ennemi, ou comment tuer avec sa conscience pour soi", Pierre Conesa
https://www.diploweb.com/La-fabrication-de-l-ennemi-ou.html
Le Prix Nobel d’économie étant une ruse de propagandiste accompagnant une histoire malheureuse,le mur de Berlin est tombé contre les peuples pour le fondamentalisme du marché libéral .
Le prix Nobel d'Economie,“The Nobel Factor” créé il y a près d’un demi-siècle a été une machine de guerre visant à légitimer le tournant néolibéral des années 70 et 80,pour faciliter le remplacement du modèle social patiemment construit dans l'état des nations en europe,par celui de l’économie de marché débridée que chacun découvre avec stupeur au fur et à mesure qu'elle progresse maintenant chez nous .
Ce virage, porté par Margaret Thatcher et Ronald Reagan,soutenu en europe de l'Ouest par les dirigeants de l'époque , s’est appuyé sur une école de pensée : l’école de Chicago. Le pape de ce courant de pensée était l’économiste monétariste Milton Friedman (Nobel 1976). Ces économistes étaient convaincus que dans l’économie, l’Etat était le problème, jamais la solution.
Le marché dérégulé est devenu à la mode, avec les effets que l’on sait : insécurité économique et sociale, crises financières, corruption, inégalités, et au final rejet des élites.
Le comité du prix Nobel d'économie mis en place réunissait des économistes majoritairement de centre-droit ,en accordant une large place aux idées néolibérales.
Le mur de Berlin étant "tombé" en 1989 ,
" Les Allemands occupent à nouveau un trône qui mène à une catastrophe pour les autres Européens, et un jour pour eux-mêmes".
En commençant la construction d'une "société heureuse" sur la duperie de sa propre population et la fraude, tôt ou tard on se perd dans les labyrinthes de sa propre dualité - avant de tout perdre complètement.
L'écrivain allemand Schneider a écrit un livre intitulé "Révolution avortée". Il dénonce les infractions des procédures électorales et l'ingérence directe du gouvernement de la RFA dans le déroulement du vote. Et les cas sont nombreux. L'URSS s'effondrait à l'époque et il était inutile de se gêner pour violer même ses propres règles. Tous les coups sont permis quand il s'agit du triomphe des "valeurs européennes".
http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2018/03/ou-est-le-monde-libre.html
"La mondialisation n’est pas un concept sérieux. "Nous l’avons inventé pour faire accepter notre volonté d’exploiter les pays placés dans notre zone d’influence" .
Le célèbre économiste américain J.K. Galbraith
La chute du mur de Berlin permet donc d'étendre encore plus dans le monde cette exploitation de pays placés sous cette influence. La politique cesse d’être alors le garant de la souveraineté des peuples et des nations. Elle devient le gérant du commerce.
Depuis nos gouvernants occupent le pouvoir mais ne l'exercent pas. Nul n'en doute, d'ailleurs, hors d'une classe politique absorbée par ses concurrences internes alors que l'Etat fait naufrage, impuissant à agir, discrédité par les scandales de tous ordres, réduit au simulacre de son ancienne grandeur.
Nous glissons de l'Etat à la société, de la souveraineté à l'identité et du gouvernement à la gestion, refusant de comprendre ce que ce dérapage comporte d'imposture, révèle d'inconsistance et engendre de dangers.
Depuis la chute du Mur de Berlin , le monde bouge partout autour de nous et ses bouleversements nous heurtent de plein fouet. Oui, la déglaciation du monde communiste a transformé tous les rapports de force. . Non, l'Europe n'est plus le centre du monde qu'elle fut pendant des siècles. Oui, l'Allemagne y prend la main et ce n'est pas d'hier.
Marie France Garaud.Présidente de l'Institut international de géopolitique .
Selon Emmanuel Macron, qui en définitive a donc été élu par seulement 43,6% des électeurs inscrits, le temps de la souveraineté populaire est révolu.
Rappelons que Hollande avait déclaré quand il était président que :"la souveraineté c'est le déclinisme".
Prononçant un discours devant les plus hauts diplomates français, le président Macron a révélé sa conception du monde et la manière dont il entend utiliser les outils dont il dispose. Selon lui, il n’y a plus de souveraineté populaire, ni en France, ni en Europe, donc pas de démocraties nationales ou supra-nationale. Il n’y a plus non plus d’Intérêt collectif, de République, mais un catalogue hétéroclite de choses et d’idées composant des biens communs. http://www.voltairenet.org/article197713.html
Décrivant leur nouveau travail aux ambassadeurs, il les a informés qu’ils ne devraient plus défendre les valeurs de leur pays, mais trouver des opportunités d’agir au nom de l'UE..
Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.