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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Macron dont aucun projet européen ne se réalise se voit attribuer le prix Charlemagne..

Publié le 8 Mai 2018, 17:08pm

Le Prix international Charlemagne d’Aix-la-Chapelle est la récompense plus célèbre rendant hommage à l’engagement en faveur de l’unification européenne. http://www.karlspreis.de/fr/

Le Prix Charlemagne est l'une de ses mises en scène où l'establishment européen s'autofélicite de son action.

Se réunissant en grande pompe une fois par an pour consolider et communiquer son orgueil de "représenter" le progrès. Même si ce prix se vante d'être un prix «de citoyens» qui serait décerné par les habitants de la ville d'Aix-la-Chapelle, les lauréats sont en réalité systématiquement des hommes ou des femmes de pouvoir qui en profitent pour réitérer leurs prises positions politiques trop bien connues : le prix n'est que rarement décerné à des personnes issues de la société civile et il ne l'est jamais à des dissidents.  

 

De l'idée américaine à la souveraineté européenne ?

Cette idée que l'Europe aurait réussi à surmonter son histoire est, avant tout, une idée américaine. En quittant le vieux continent au 17e siècle, les intégristes protestants – dont beaucoup avaient été expulsés d'Angleterre parce que l'Anglicanisme n'était pas assez radical pour eux, et parce qu'ils avaient soutenu les régicides de 1649 – ont voulu non seulement s'installer dans le nouveau monde mais aussi créer un nouvel ordre mondial – le novus ordo saeclorum, qui est la devise américaine depuis 1782.  Selon la vision américaine du monde, la constitution américaine représente une nouvelle manière de vivre ensemble que tous les autres peuples du monde devraient imiter...

 l'Europe est confrontée à une contradiction insoluble. Revenir sur le parrainage américain du projet européen pour se libérer d'une Amérique devenue imprévisible semble politiquement, culturellement et institutionnellement impossible .

Toute l'histoire de la construction européenne montre combien celle-ci a été téléguidée par les Etats-Unis et notamment par la CIA agissant en coulisse. Les Américains ont décidé, en septembre 1950, de réarmer l'Allemagne et de créer un commandement intégré de l'OTAN avec un général américain comme commandant suprême des forces européennes.  

Tout cela n'est pas de l'histoire ancienne. Bien au contraire. Les motivations d'alors restent d'actualité car, à cause du fait que la Communauté européenne de défense n'a jamais vu le jour, ayant été rejetée par la France en 1954, la défense de l'Europe est aujourd'hui sous-traitée à l'OTAN avec laquelle l'UE est institutionnellement liée par le Traité de Lisbonne (2010) dont le protocole 11, entre autres, stipule que «la politique de l'Union [...] doit respecter les obligations découlant du traité de l'Atlantique Nord» . Autrement dit, le Traité constituant de l'UE la subordonne à l'OTAN où les Etats-Unis sont hégémoniques. La constitution même de l'UE l'empêche d'agir indépendamment des Etats Unis. 

Dans de telles conditions, et au vue non seulement du rôle joué par l'idéologie américaine de la construction européenne mais aussi de la supériorité militaire gigantesque des Etats-Unis en Europe est dans le monde, il est tout simplement impossible de parler d'une Union européenne souveraine, si on n'est pas prêt à réécrire les traités et à se délier de l'OTAN. En l'absence de ces pas concrets, le président littéraire, avec ses belles paroles, n'est qu'un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. Ses promesses d'une Europe réformée et plus forte seront tout aussi vaines que celles, identiques, de tous ses prédécesseurs depuis avant sa naissance.

https://francais.rt.com/opinions/50671-prix-charlemagne-emmanuel-macron-entre-tradition-illusions

Macron dont aucun projet européen ne se réalise se voit décerner le prix européen Charlemagne..

L’Europe de Macron à l’abandon

Emmanuel Macron et son projet ambitieux (mégalomane selon certains) de bouleverser l’agencement politique de l’Union européenne sur le modèle « disruptif » qui étaient ses promesses lors de l’élection présidentielle française ne sont pas prêtes d'être réalisés.Macron ne peut guère espérer aujourd’hui une adhésion enthousiaste de l’Allemagne à son projet d’intégration politique renforcée des pays du « premier cercle européen » concernant la gouvernance de la zone euro, la défense, la lutte contre le réchauffement climatique et la refonte des institutions de l’Union.

Sur tous ces points, le programme adopté à Berlin ne constitue pas une brutale fin de non-recevoir, mais  pose des limites strictes aux changements proposés par Paris, soupçonnés d’atteintes graves aux dogmes économiques professés outre-Rhin et aux intérêts matériels de l’Allemagne.

Les murs de Berlin

Sur la défense, l’accord GroKo fait des concessions importantes à l’aile pacifiste du SPD, limitant l’augmentation du budget militaire, qui passera de 1,2 % du PIB à 1,5 % en 2021, alors que les experts estiment qu’en deçà de 2 %, l’UE continuera à être un nain stratégique. Entre Paris et Berlin, les différences de doctrine militaire sont béantes, comme en témoigne la farce de la brigade franco-allemande envoyée au Sahel, dans le cadre de l’opération Barkhane : si les soldats de cette brigade hautement symbolique s’entraînent tous ensemble en Alsace, seuls les Français iront crapahuter dans le désert, pendant que leurs camarades allemands s’occuperont en ville de la logistique et de la formation des soldats africains ! Les deux ministres de la Défense, Florence Parly pour la France et Ursula von der Leyen pour l’Allemagne, ont tenté de donner le change lors de la conférence sur la sécurité de Munich. Cela n’a trompé personne : l’OTAN et la garantie sécuritaire des États-Unis, Trump ou pas Trump, restent l’alpha et l’oméga de la doctrine militaire allemande.

Emmanuel Macron ne doit pas plus compter sur l’Allemagne pour l’épauler dans le sauvetage d’une COP 21 déstabilisée par le retrait des États-Unis. Sur l’énergie, l’accord GroKo renvoie à une commission ad hoc l’engagement de réduire de 40 % les émissions de CO2 de l’Allemagne à l’échéance 2020, sous la pression des industriels inquiets du renchérissement de l’énergie qui serait consécutif à l’arrêt des centrales à charbon. Charbonnier est maître chez soi ! Dans ces conditions, Berlin serait mal placé pour donner des leçons aux mauvais élèves de la classe climatique…

Pour couronner le tout, la CDU de Mme Merkel a récemment fait échouer au Parlement européen la proposition hautement macronienne de réserver 27 des 73 sièges de Strasbourg abandonnés par les Britanniques à des listes transnationales. La CDU, qui contrôle le PPE, premier parti du Parlement européen et qui devrait le rester en 2019, entend bien conserver la haute main sur la désignation de la prochaine Commission. Pour freiner Macron dans son projet de refonder l’Europe selon ses vœux, Merkel pourra compter sur le soutien de ses amis du nord et de l’est, farouchement hostiles à une Europe à plusieurs vitesses où l’hégémon franco-allemand serait le maître du jeu.

https://www.causeur.fr/merkel-spd-cdu-macron-europe-149847

C'est donc ailleurs qu'il faut chercher les raisons pour lesquelles Merkel, l'UE et ces "institutions" attribuent au banquier de Rotschild ce prix Charlemagne.

Les "réformes" par ordonnances menées en France ,sont là les vraies raisons pour l'attribution de ce trophée des "élites", qui n'a rien de démocratique.

Il n’y a plus de souveraineté populaire, ni en France, ni en Europe, donc pas de démocratie nationale ou supra-nationale.
Il n’y a plus non plus d’intérêt général ou collectif, de République, mais un catalogue hétéroclite de choses et d’idées composant des biens communs.

Ce sont bien ces technocrates de la haute finance qui, privés en outre de toute légitimité démocratique puisque ce ne sont pas les peuples qui les ont élus, se voient aujourd'hui ,une trentaine d'année après la réunification allemande soudain propulsés, sans que nous n’ayons jamais été consultés sur la question, à la gestion de nos gouvernements.

Autant dire, effectivement, que  c’est bien l’économie qui détermine aujourd’hui, au déni de toute démocratie, la politique.

Le procédé  escamote une partie fondamentale de la création de la loi : le débat parlementaire.

 Pas de  discussions à l'Assemblée pour débattre du texte, l'amender ou le modérer. Le Parlement ne s'exprimera que pour accepter ou refuser la réforme, en étant mis devant le fait accompli. 

c’est donc ce déficit politique  qui provoque à l’arrivée - c’est là son effet pervers le plus manifeste - cette dictature économique à laquelle nous assistons actuellement.

L' Union Européenne que nous n'avons pas nous-mêmes appelé de nos vœux se construit, à l’heure actuelle, sur la destruction, non seulement des États, mais, plus spécifiquement encore, de la souveraineté populaire et, donc, contre la Liberté elle-même .

L’Europe, par cette nouvelle forme de dictature - la dictature économique,  après les diverses dictatures, de par le monde, politiques, idéologiques, militaires ou religieuses -, nie, ainsi ouvertement l'existence de nos droits fondamentaux, patiemment durement et dûment obtenus par nos ancêtres au fil des époques..

La mondialisation, cet autre et nouveau nom du totalitarisme .

http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2018/04/la-fin-de-l-europe-de-yalta-a-ete-menee-la-ou-les-multinationales-l-ont-souhaite.html

La reconnaissance populaire en temps normaux ferait largement figure de récompense, mais l'on ne sert pas deux maitres à la fois, l'UE ou la Souveraineté de son peuple il faut choisir. 

Emmanuel Macron retrouve Angela Merkel jeudi 10 Mai 2018 à Aix-la-Chapelle (Allemagne), où le président recevra de ses mains le prix Charlemagne.

http://www.lepoint.fr/monde/macron-l-europeen-recompense-en-allemagne-par-merkel-08-05-2018-2216753_24.php#xtor=CS2-238

 

 

 

 

 

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