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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Le prix des politiques de rigueur se compte en vies humaines.

Publié le 22 Mai 2018, 17:55pm

 

 

Le mur de Berlin étant "tombé" en 1989 , 
plus personne en europe n'est censé perdre la vie à cause d'un régime totalitaire .

 

Emmanuel Macron, au côté d'Angela Merkel, à Aix-la-Chapelle
Emmanuel Macron, au côté d'Angela Merkel, à Aix-la-Chapelle

 

 

Il se trouve cependant que les changements intervenus à la suite de la chute du mur de Berlin ,la "réunification" allemande,la création de l'UE, la perte de souveraineté des pays membres de cette UE ,dont les peuples n'ont pas eux même appelés  à y adhérer ,aient transformé le "monde libre" en une sorte d'Union de Républiques Libérales Capitalistes...
Union déterminée à imposer de force des "réformes" sans passer par un processus démocratique, en nous les imposant par "ordonnances".

Le procédé  escamote une partie fondamentale de la création de la loi : le débat parlementaire.

 Pas de  discussions à l'Assemblée pour débattre du texte, l'amender ou le modérer. c’est donc ce déficit politique  qui provoque à l’arrivée - c’est là son effet pervers le plus manifeste - cette dictature économique à laquelle nous assistons actuellement.

 

L' Union Européenne que nous n'avons donc pas nous-mêmes appelé de nos vœux se construit, à l’heure actuelle, sur la destruction, non seulement des États, mais, plus spécifiquement encore, de la souveraineté populaire et, donc, contre la Liberté elle-même .

 

Les peuples sont maintenant gérés par la finance,  par une logique qui n'est pas humaine.

Ce sont bien ces technocrates de la haute finance qui, privés en outre de toute légitimité démocratique puisque ce ne sont pas les peuples qui les ont élus, se voient aujourd'hui ,une trentaine d'année après la réunification allemande soudain propulsés, sans que nous n’ayons jamais été consultés sur la question, à la gestion de nos gouvernements.

Autant dire, effectivement, que  c’est bien l’économie qui détermine aujourd’hui, au déni de toute démocratie, la politique.

http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2018/04/la-fin-de-l-europe-de-yalta-a-ete-menee-la-ou-les-multinationales-l-ont-souhaite.html

En l'espace de 15 jours, deux personnes âgées sont décédées dans la salle d'attente du CHRU de Tours.

Des drames qu'on a peine à imaginer en France aujourd'hui.

Une soignante du service d'urgences raconte: "Ce qui a choqué le plus l'équipe, c'est que nous n'avons pas eu, en tant que soignants, la possibilité de les accompagner dans leur décès. Elles sont décédées dans une salle d'attente bondée, au milieu d'autres patients qui attendaient d'être vus".

Le personnel des urgences de Tours avait pourtant déjà alerté sur ce manque de moyens et sur le danger qu'il faisait porter sur les patients. "On a alerté à maintes et maintes reprises la direction sur le fait que cette salle d'attente n'était pas la solution. On a dénoncé les conditions d'accueil des patients qui se dégradaient", confie la soignante. Et d'ajouter : "C'est la saturation dans les urgences tous les jours".

https://www.marianne.net/societe/tours-deux-personnes-agees-meurent-dans-la-salle-d-attente-des-urgences

Hélas, il y a des précédents ,
"Mme Buzyn ne voit pas que les gens meurent en salle d'attente"

Une septuagénaire est morte elle aussi  aux urgences de Reims. Elle avait attendu 2h30 sur un brancard.

Pour l'urgentiste, l'Etat est clairement responsable de la situation: "Les gouvernants et notre ministre actuelle nous disent qu'il faut fermer des lits. Mais nous, les professionnels de terrain, nous disons que la première cause de dysfonctionnement des urgences, ce sont les patients qui attendent un lit. Donc quand ils sont dans un box en attendant un lit, ceux qui arrivent restent à l'extérieur sans surveillance. Donc la direction de l'hôpital de Reims a une responsabilité".

Christian Prudhomme vise directement, la ministre de la Santé Agnès Buzyn: "Je compare la ministre actuelle à ses prédécesseurs. M. Mattei, en 2003, au bord de sa piscine, ne voyait pas qu'il y avait la canicule et que les urgences étaient débordées. Aujourd'hui, M. Buzyn ne voit pas que les urgences sont débordées et que les gens meurent sur des brancards en salle d'attente dans des conditions inadmissibles et inhumaines. Et ça ce n'est pas la faute des professionnels".

"J'espère que le fils de cette dame va porter plainte"

Et de dénoncer une situation qui perdure, partout en France: "Nous, les urgentistes, dénonçons ces problèmes depuis plusieurs années. Le nombre de services d'urgence en grève aujourd'hui est très important: Toulon, Dijon, Besançon –où une collègue a tenté de se suicider récemment-, Troyes, Lyon… Ça suffit!"

https://rmc.bfmtv.com/emission/saturation-des-urgences-mme-buzyn-ne-voit-pas-que-les-gens-meurent-en-salle-d-attente-1391999.html

70 pages pour détailler le budget 2018 des hôpitaux. Et à bien lire ce document, nous sommes tombés sur une petite annexe, intitulée “ÉCONOMIES”. Leur montant est même écrit noir sur blanc : “960 millions d’euros pèseront directement sur les établissements de santé en
Le ministère de la Santé Agnès Buzyn a rédigé une circulaire.

Santé des français:"Il n'y a pas d'argent magique"selon Macron..


 Chez les professionnels de santé, la pilule a dû mal à passer. “960 millions d’euros d’économies, c’est comme si on nous demandait de supprimer 15 000 emplois, et je ne crois pas qu’il y ait des emplois en trop à l’hôpital, regrette Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Il suffit de pousser la porte d’un service hospitalier pour voir que le quotidien n’y est pas rose.”

https://www.francetvinfo.fr/economie/budget/video-pas-deconomies-a-lhopital-en-2018-selon-emmanuel-macron-vraiment_2733983.html

 

Le prix des politiques de rigueur qui taillent dans les dépenses de santé et de protection sociale se compte en vies humaines. C’est ce qu’affirment deux chercheurs dans un nouvel ouvrage qui fait grand bruit.

La corrélation entre chômage et suicide est ­observée depuis le XIXe siècle. Les chômeurs sont deux fois plus susceptibles de mettre fin à leurs jours que les gens ayant un emploi. Par exemple aux Etats-Unis, le taux de suicide, qui avait augmenté lentement depuis l’an 2000, s’est emballé durant la récession de 2007-2009 et après.  nous estimons à 4 750 le nombre de décès “excédentaires” – dépassant le niveau correspondant à la tendance préexistante – survenus entre 2007 et 2010. Le taux de suicide est particulièrement élevé dans les Etats qui ont perdu le plus ­d’emplois. En 2009, les morts par suicide ont dépassé celles provoquées par les accidents de la route.

Pas de fatalité. 

Si ces drames étaient une conséquence inévitable des crises économiques, ils ne seraient qu’un exemple supplémentaire du coût humain de la grande récession actuelle ; mais ce n’est pas le cas. Les pays qui, comme la Grèce, l’Italie et l’Espagne, ont taillé dans les dépenses de santé et de protection sociale enregistrent des résultats bien plus mauvais sur le plan sanitaire que, par exemple, l’Allemagne, l’Islande et la Suède, qui ont préservé leur filet de sécurité sociale et ont préféré la relance à l’austérité. (L’Allemagne prêche les vertus de la rigueur pour les autres.)

https://www.courrierinternational.com/article/2013/05/30/une-question-de-vie-ou-de-mort

Contrairement à nous qui pleurions les victimes du mur de Berlin,madame Merkel n'a pas la moindre compassion pour les morts des salles d'attentes des urgences en France.
Elle a accueilli E.Macron à Aix la Chapelle lui remettant le prix Charlemagne pour le "travail" accompli au service de l'unification européenne"...

https://www.facebook.com/2072290003035529/videos/2079562772308252/

 

 

La dictature économique,  après les diverses dictatures, de par le monde, politiques, idéologiques, militaires ou religieuses -, nie, ainsi ouvertement l'existence de nos droits fondamentaux, patiemment durement et dûment obtenus par nos ancêtres au fil des époques..

La mondialisation, cet autre et nouveau nom du totalitarisme .

 

 

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