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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Le socialisme existe, pour les riches.

Publié le 22 Février 2018, 13:12pm

 Les libre-échangistes dénoncent le « trop de gouvernement » et pourtant la finance et le big business profitent énormément de l’Etat – depuis les plans de sauvetage jusqu’aux milliards gagnés lors des privatisations. Le socialisme existe bel et bien,mais pour les riches.

Le socialisme existe seulement pour les riches : les règles du capitalisme ne s’appliquent qu’au reste d’entre nous.

La classe dominante moderne, bien sûr, a horreur de l’État. L’Etat est présenté comme un obstacle à l’innovation, un destructeur d’initiatives, un monolithe qu’il faut attaquer pour permettre à la libre entreprise de s’épanouir.

Comment, en France, la plupart des milliardaires doivent  leur fortune aux contribuables.

La plupart des milliardaires doivent  leur chance à l'Etat.

Souvent explorée, la thèse s'incarne ici, documents à l'appui, en figures connues. Bernard Arnault, patron de LVMH, s'est vu naguère offrir par un gouvernement socialiste Christian Dior, joyau de l'empire déconfit des Boussac. François Pinault a fait financer la plupart de ses montages par le Crédit lyonnais. Jean-Luc Lagardère, sauvé de la faillite par la même banque publique, a reçu à bon prix les clefs du groupe Aerospatiale. Toscer détaille les mille et une contorsions de ces capitaines, leur art consommé de l'arrangement fiscal, leurs astuces financières, leurs réseaux efficaces dans l'appareil d'Etat, où ils débauchent aisément  .

conseillers, lobbyistes, et même policiers et magistrats pour se protéger. Quand ils n'en sont pas eux-mêmes issus, tel Jean-Marie Messier, transfuge du cabinet Balladur devenu la météorite de Vivendi Universal. 

J2M obtint, par deux fois, des agréments fiscaux privant l'Etat de 16 milliards d'euros de recettes! Et comment il recruta des bataillons de lieutenants, allant de Jean-Pierre Denis, proche de Chirac, au député pasquaïen Alain Marsaud, en passant par une ancienne collaboratrice de Jean-Pierre Raffarin.

https://www.lexpress.fr/informations/l-etat-providence-des-riches_650546.html

 L’Etat doit se résumer au « fonctionnement d’un gouvernement réduit au maintien de l’ordre, à garantir l’exécution des contrats ». Le politiciens traditionnels ne parlent généralement pas en termes aussi crus, mais une fois élu les "réformes" qu'il met en place vont dans ce sens.

Pourtant, lorsque le système financier est entré en crise en 2008, on ne s’attendait pas à le voir tenir encore debout, ni à s’en sortir par le haut et à bon compte. Au lieu de cela, il fut sauvé par l’Etat.

Des milliards de fonds publics ont été déversés dans les banques après l’effondrement financier. Le plan d’urgence fut accordé pratiquement sans conditions imposées par les gouvernements et avec peu de comptes à rendre. « L’envie de punir tous les banquiers est allé suffisamment loin », a déclaré un article du Financial Times six mois seulement après le début de la crise. Si le gouvernement a eu un jour une telle « envie », il ne l’a jamais montré.

 Les banques ont  bénéficié d’aides d’État pour un montant sans précédent mais leur comportement s’est simplement empiré – sans aucune représailles.

Cela contraste avec le sort des chômeurs, y compris ceux qui ont perdu leur emploi à la suite des actions des banquiers renfloués. Dans le programme d’austérité qui a suivi la crise financière, les aides de l’Etat à ceux d’en bas furent réduites. Les aides qui subsistent sont assorties de conditions drastiques. Les « sanctions de prestations » sont des suspensions temporaires de prestations, souvent pour les raisons les plus fausses ou arbitraires. 

 Alors que l’élite financière peut compter sur l’état pour voler à son secours, ceux qui ont souffert à cause de leur cupidité subissent les effets du laisser-faire. C’est le socialisme pour les riches et le capitalisme marche-ou-crève - et aussi les banques alimentaires - pour les pauvres.

Le socialisme pour les riches se manifeste de différentes façons. En 2004, les sociétés ont affiché des profits records, et pourtant les salaires de leurs travailleurs ont commencé à stagner et même – pour le tiers inférieur de l’échelle des revenus - à baisser. Pour garantir à ces travailleurs sous-payés un niveau de vie suffisant, ces derniers reçoivent des crédits d’impôt pour « compléter » leur salaire net - subventionnés, bien sûr, par les contribuables.

Les employeurs embauchent des travailleurs sans leur verser une salaire qui leur permet de vivre décemment, et laissent à l’Etat le soin de pourvoir à leur main-d’œuvre sous-payée.

L’incapacité des gouvernements successifs à fournir des logements sociaux abordables. Alors que les locataires sont poussé vers le secteur locatif privé plus cher, l’allocation logement agit comme une subvention aux loyers plus élevés des propriétaires privés. Mais l’allocation logement n’est qu’une subvention supplémentaire pour les bas salaires. Bon nombre de ces demandeurs sont des travailleurs dont le salaire est si bas qu’ils ne peuvent tout simplement pas se permettre les loyers exorbitants qui sont souvent demandés par les propriétaires privés. 

Cette redistribution des fonctions essentielles de l’État - dans le cas présent, la distribution des aides aux plus vulnérables de la société - à des entreprises privées qui offrent un service médiocre en échange d’argent public, est une des caractéristiques frappantes du système moderne. 

 

La privatisation des chemins de fer était une forme de socialisme pour les riches.

Une forme de socialisme pour les riches qui est devenue particulièrement célèbre fut celle en Grande Bretagne de la privatisation des chemins de fer. Selon un rapport publié par le Centre for Research on Socio-Cultural Change (Centre de recherche sur les changements socio-culturels - NdT), les dépenses de l’Etat dans les chemins de fer privés était six fois supérieures que les dernières dépenses dans la société nationale British Rail. Et pourtant, avec un système privatisé, le matériel roulant étaient remplacé moins souvent, il n’y avait pas assez de places pour accueillir un nombre croissant de passagers, et les billets sont les plus chers d’Europe. Comme l’explique le rapport, l’innovation technologique et l’amélioration ont été lancées ou financées par l’Etat. Au jeu de « pile ils gagnent et face nous perdons », le contribuable assumait les risques tandis que le privé empochait les profits.

Les grandes entreprises bénéficient de l’Etat d’une multitude d’autres façons. Un système coûteux de maintien de l’ordre défend leurs biens. La privatisation de Royal Mail (La Poste – NdT) avait prévu que l’Etat prenne en charge les retraites - nationalisation de la dette, privatisation des profits. L’élite du monde des affaires empoche chaque année près de £10 milliards dépensés en recherche et développement par l’Etat britannique, et les innovations de l’Internet de la technologie derrière l’iPhone proviennent de recherches du secteur public, comme Mariana Mazzucato l’a révélé dans The Entrepreneurial State. Les grandes entreprises dépendent d’énormes dépenses en infrastructures : en 2012, la Confédération de l’Industrie Britannique a suggéré que des économies réalisées par la réduction des prestations sociales - le pillage des poches des chômeurs et travailleurs pauvres - pouvaient être réinvesties dans le réseau routier. Et l’Etat éduque à grands frais la population active des grandes entreprises.

Alors que les grandes entreprises bénéficient de tant de largesses de l’Etat, on pourrait s’attendre à une certaine forme de reconnaissance et le paiement d’impôts avec le sourire. Après tout, ce socialisme pour les riches coûte cher. Un chiffre couramment avancé par les défenseurs de l’élite riche est que la tranche des 1% supérieure des contribuables paient un tiers de tous les impôts sur le revenu, mais omettent de préciser que l’impôt sur le revenu ne représente qu’un quart des revenus de l’état, une grande partie du reste provenant de la Sécurité Sociale et d’impôts indirects et indirects payés par la population dans son ensemble. Mais l’évasion fiscale est endémique chez une grande partie de l’élite riche et patronale qui profite des largesses de l’Etat. Alors que la Justice est inflexible pour les délits commis par les pauvres, elle tolère,  un comportement beaucoup plus destructeur chez les riches. Comparez les milliards perdus par évasion fiscale aux milliards perdues par la fraude aux prestations, qui est devenue le « marronnier » de choix pour la presse de droite.

Tout ce système montre au service de qui est réellement l’Etat. 

 

Quand il s’agit de rhétorique, le système actuel rejette avec vigueur l’étatisme. Les partisans de l’intervention de l’Etat sont qualifiés de dinosaures qui devraient sauter dans une machine à remonter de temps et retourner aux discréditées années ’70. Et pourtant, l’interventionnisme étatique sévit , mais il ne sévit qu’au profit des riches. Aucun autre phénomène ne résume plus crûment combien la société actuelle moderne est devenue injuste.

La sécurité sociale pour les pauvres est laminée, dépouillée, de plus en plus limitée. Les retraités sont "ponctionnés" pour ne pas dire volés.

Mais les aides aux grandes entreprises et riches particuliers sont distribuées comme jamais auparavant. La question n’est pas simplement de savoir si un tel système est injuste, mais de savoir s’il pourra durer.

« Afin de maximiser leurs bénéfices et la rémunération de leurs actionnaires, les entreprises exercent une pression à la baisse sur les salaires au sein de leurs groupes et dans leurs chaînes d'approvisionnement et multiplient les techniques pour échapper à l'impôt, y compris en utilisant les paradis fiscaux pour des montages d'évasion fiscale. »
1.300 milliards de chiffres d'affaires, les résultats des entreprises du CAC 40 en 2017 .« ces gigantesques richesses créées ne sont pas équitablement partagées avec celles et ceux qui la créent : elles ont surtout bénéficié aux actionnaires et aux dirigeants de ces entreprises, plutôt qu'aux salariés ou aux contribuables ».

 

Le taux d’imposition des multinationales a baissé de 9 % en dix ans.


D’après une analyse du Financial Times, le niveau d’imposition des grandes entreprises a baissé de 9 % depuis la crise financière.


Dix ans après la crise financière, les grandes multinationales s’en sortent bien. D’après le Financial Times, elles paient “significativement moins” d’impôts aujourd’hui qu’avant 2008. Selon le quotidien financier britannique, le taux effectif d’imposition de ces entreprises aurait baissé en moyenne de 9 %.

Le Financial Times a analysé les données des dix plus grosses capitalisations boursières dans neuf secteurs d’activités différents. Résultat : ces entreprises ressortent pour la plupart “indemnes” de “dix ans d’efforts des gouvernements pour réduire leurs déficits et réformer leur fiscalité”.

Les multinationales des secteurs technologiques et industriels sont particulièrement favorisées, avec un taux d’imposition en baisse de près de 13 %, indique le journal, tandis que dans les secteurs de la santé, des biens de consommation de base et des matériaux, les taux sont restés “généralement stables”.

Les consommateurs, grands perdants

Selon le cabinet d’audit KPMG, cité par le journal, depuis 2008 l’impôt sur les sociétés a baissé de 5 %, tandis que les gouvernements ont en moyenne augmenté le niveau d’imposition des particuliers de 6 %.

https://www.courrierinternational.com/article/chiffre-du-jour-le-taux-dimposition-des-multinationales-baisse-de-9-en-dix-ans

 

 

Inspiré de :

https://www.latribune.fr/economie/france/cac-40-oxfam-et-basic-denoncent-des-profits-sans-partage-778258.html

http://www.theguardian.com/books/2014/aug/29/socialism-for-the-rich

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120903trib000717549/l-etat-regulierement-sollicite-pour-sauver-les-banques.html

https://www.lexpress.fr/informations/l-etat-providence-des-riches_650546.html

http://www.leparisien.fr/economie/emploi/banque-de-psa-sauvee-par-l-etat-un-geste-en-matiere-d-emploi-24-10-2012-2262011.php

https://www.cbanque.com/pratique/finance/intervention-etats-banques-centrales.php

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20111204trib000668635/groupama-sauve-in-extremis-par-l-etat-francais.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_bancaire_et_financi%C3%A8re_de_l%27automne_2008

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/01/27/20005-20160127ARTFIG00019-du-credit-lyonnais-a-air-france-ces-entreprises-sauvees-par-l-etat.php

Le président Macron compare les retraites des agriculteurs à celle des cheminots

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Recours aux ordonnances, statut des cheminots… Voici les annonces d'Edouard Philippe pour réformer la SNCF

 

Pour le député LREM Eric Alauzet, les retraités "font partie d'une génération dorée"

 le 

"les retraités d'aujourd'hui font partie d'une génération dorée", expliquant que le montant des retraites (...) de leurs enfants seront entre 10 et 15% moins élevées".

"S'ils ont travaillé toute leur vie, ça ne suffit pas comme argument au moment où il faut trouver de l'argent pour renflouer les caisses de l'État", a même insisté l'élu, qui demande aux retraités de se "ressaisir":http://www.boursorama.com/actualites/pour-le-depute-lrem-eric-alauzet-les-retraites-font-partie-d-une-generation-doree-3c4d9ac1f75d5065064dced24ba098a7

Un salarié épinglé pour utilisation de titres-restaurant le week-end.

http://www.lefigaro.fr/emploi/2018/03/02/09005-20180302ARTFIG00242-un-salarie-epingle-pour-utilisation-de-titres-restaurant-le-week-end.php

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