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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique.

Publié le 1 Décembre 2017, 21:00pm

Il y a  trente ans se jouait notre destin en europe, quand le libéralisme "triomphait" dans la guerre froide ,et faisait "tomber " le mur de Berlin .Un événement que l'on tente à notre époque ,de nous présenter sous un aspect le plus émotionnel , une "grande victoire" des valeurs de "démocratie" façon hollywoodienne ,où les "bons" finissent par faire tomber le mur " des "méchants.

D'ailleurs il est tout à fait vérifiable ,sur le net entre autre, qu'Hollywood à jouer un rôle particulier dans la guerre froide, en produisant un nombre important de films ,où les américains avaient évidemment le rôle des défenseurs du "monde libre".

Le cinéma et la guerre froide

Le prix Nobel d'Economie,“The Nobel Factor”  créé il y a près d’un demi-siècle a été une machine de guerre visant à légitimer le tournant néolibéral des années 70 et 80,pour faciliter le remplacement du  modèle social patiemment construit dans l'état des nations en europe,par celui de l’économie de marché débridée que chacun découvre avec de plus en plus de stupeur au fur et à mesure qu'elle progresse maintenant chez nous .

Ce virage, porté par Margaret Thatcher  et Ronald Reagan,soutenu en europe de l'Ouest par les dirigeants de l'époque , s’est appuyé sur une école de pensée : l’école de Chicago. Le pape de ce courant de pensée était l’économiste monétariste Milton Friedman (Nobel 1976). Ces économistes étaient convaincus que dans l’économie, l’Etat était le problème, jamais la solution.

 

Ces théories, développées par plusieurs professeurs de l’université de Chicago, se sont répandues, en rupture avec le keynésianisme qui dominait jusqu’alors la pensée économique. La monnaie est devenu un sujet central (il fallait alors combattre l’inflation), puis la finance. Le marché dérégulé est devenu à la mode, avec les effets que l’on sait : insécurité économique et sociale, crises financières, corruption, inégalités, et au final rejet des élites.

 

Il est très facile de se souvenir du rôle de Reagan dans la guerre froide qui a fait tout ce qui était possible et  plus, pour parvenir à faire triompher le libéralisme qui domine actuellement.

Le comité du prix Nobel d'économie mis en place réunissait des économistes majoritairement de centre-droit qui se sont efforcé de respecter des équilibres dans l’attribution des prix, mais en accordant une large place aux idées néolibérales.

Assar Lindbeck, un économiste alors âgé de 38 ans, qui a aidé à mettre en place le prix.

Assar Linbeck ,économiste, s'est concentré sur la critique des effets  de  l’Etat providence et de la recherche systématique du plein emploi. Il a théorisé comment la protection sociale pouvait nuire au marché du travail et mis l'accent sur la distinction entre “insiders” (ceux qui ont un travail et sont protégés) et “outsiders” (écartés de l’économie par les premiers). On lui doit également la boutade libérale selon laquelle “le contrôle des loyers est, juste après le bombardement, le meilleur moyen de détruire une ville”...

Comme beaucoup de libéraux cet individu ne cache pas son cynisme .

L’influence d’Assar Linbeck sur le Nobel d'économie a duré 25 ans. Il a présidé lui-même le comité du Prix pendant 14 ans (1980-1994). Pendant ce quart de siècle, le jury a clairement favorisé les économistes néolibéraux période durant laquelle le mur de Berlin est tombé ,au cours de laquelle Reagan en 1987 à Berlin prononça devant la porte de Brandenburg" son célébre :"Mister Gorbatchev, faites donc tomber ce mur"...

Les idées qu’il défendait ont coïncidé avec l’idéologie qui gagnait alors le FMI, la Banque mondiale, le Département du Trésor américain : ce qu’on a appelé le “consensus de Washington” et qui reposait sur cinq piliers : privatisations, austérité budgétaire, libération des mouvements de capitaux, libre-échange, indépendance des banques centrales.

Au final, le Prix Nobel d’économie apparaît  comme une ruse de propagandiste accompagnant une histoire malheureuse,le mur de Berlin est tombé contre les peuples pour le fondamentalisme du marché libéral .

Une des plus grande manipulation de l'histoire ,consistant à faire converger des milliers de personnes, en un point sur la frontière austro-hongroise à Sopron .
Des tracts fabriqués par le clan Coudenhove-Kalergi pan-européen,distribués aux allemands de l'Est pour leur faire traverser la frontière hongroise le 19/08/1989,et ainsi faire chuter le rideau de fer qui maintient à cette date encore une stabilité en europe et surtout qui nous défend de la création de l'UE.
Les organisateurs de cet événement sont alors l'Union paneuropéenne internationale de Otto de Habsbourg-Lorraine .
L'Union paneuropéenne internationale a été fondée au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1926 à Vienne, par le comte Richard Coudenhove-Kalergi qui a publié en 1923 son livre-manifeste Paneuropa où il préconise la création d'une union des États européens .

http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2017/08/le-pique-nique-du-19-aout-1989-qui-a-transforme-l-europe.html

Comme l'a reconnu le célèbre économiste américain J.K. Galbraith:

"La mondialisation n’est pas un concept sérieux. "Nous l’avons inventé pour faire accepter notre volonté d’exploiter les pays placés dans notre zone d’influence" .

La chute du mur de Berlin permet donc d'étendre encore plus dans le monde cette exploitation de pays placés sous cette influence. La politique cesse d’être alors le garant de la souveraineté des peuples et des nations. Elle devient le gérant du commerce. 

Depuis nos gouvernants occupent le pouvoir mais ne l'exercent pas. Nul n'en doute, d'ailleurs, hors d'une classe politique absorbée par ses concurrences internes alors que l'Etat fait naufrage, impuissant à agir, discrédité par les scandales de tous ordres, réduit au simulacre de son ancienne grandeur. 
Nous glissons de l'Etat à la société, de la souveraineté à l'identité et du gouvernement à la gestion, refusant de comprendre ce que ce dérapage comporte d'imposture, révèle d'inconsistance et engendre de dangers. 
Depuis la chute du Mur de Berlin , le monde bouge partout autour de nous et ses bouleversements nous heurtent de plein fouet. Oui, la déglaciation du monde communiste a transformé tous les rapports de force. . Non, l'Europe n'est plus le centre du monde qu'elle fut pendant des siècles. Oui, l'Allemagne y prend la main et ce n'est pas d'hier.
  

 Marie France Garaud.Présidente de l'Institut international de géopolitique .

Selon Emmanuel Macron, qui en définitive a donc été élu par seulement 43,6% des électeurs inscrits,  le temps de la souveraineté populaire est révolu.

Rappelons que Hollande avait déclaré quand il était président que :"la souveraineté c'est le déclinisme".

Prononçant un discours  devant les plus hauts diplomates français, le président Macron a révélé sa conception du monde et la manière dont il entend utiliser les outils dont il dispose. Selon lui, il n’y a plus de souveraineté populaire, ni en France, ni en Europe, donc pas de démocratie nationale ou supra-nationale. Il n’y a plus non plus d’Intérêt collectif, de République, mais un catalogue hétéroclite de choses et d’idées composant des biens communs. http://www.voltairenet.org/article197713.html

Décrivant leur nouveau travail aux ambassadeurs, il les a informés qu’ils ne devraient plus défendre les valeurs de leur pays, mais trouver des opportunités d’agir au nom de l'UE..

Selon lui, la France n’a pas été capable de s’adapter aux changements du monde depuis 1989, la chute du Mur de Berlin, la dissolution de l’Union soviétique et le triomphe de la globalisation états-unienne. Pour reconstruire le pays, il serait absurde de vouloir revenir à l’ancien concept de souveraineté nationale. Au contraire, il faut avancer en s’emparant des leviers disponibles. C’est pourquoi, aujourd’hui : « Notre souveraineté, c’est l’Europe ».

La France devra utiliser l’outil européen pour s’adapter au « monde multipolaire et instable ». Étant entendu qu’il n’est pas question de rétablir l’alliance franco-russe que le président Sadi Carnot et l’empereur Alexandre III conclurent car l’Union européenne est le volet civil de l’Alliance militaire atlantique, il ne sert à rien de fonder la diplomatie française sur l’Histoire ou des valeurs.

Puisque depuis la chute du Mur de Berlin et la fin de la souveraineté nationale, il n’y a plus d’ennemi conventionnel, la France n’a plus besoin d’armée pour défendre son territoire.

C’est évidemment ce changement d’objectif, et non pas une question budgétaire, qui a conduit le président Macron à limoger le chef d’état-major des armées.

Loin de négliger l’atout que représentent la francophonie et le tourisme, le président Macron y a consacré de longs développements. À ce sujet, il a impulsé l’idée de profiter du système juridique français pour étendre l’influence du pays. Ce faisant, il reprend à son compte la « doctrine Korbel », selon laquelle la manière dont un traité est rédigé étend l’influence du pays qui en a conçu les concepts ; doctrine appliquée par sa fille, Madeleine Albright, puis par sa fille adoptive, Condoleezza Rice, pour transcrire en droit anglo-saxon les traités internationaux.

Ce discours a été prononcé durant la « semaine des ambassadeurs » au cours de laquelle le président est venu expliquer à son personnel que, désormais la fonction première de son administration était la diplomatie économique. Lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius avait eu l’idée de mobiliser le réseau diplomatique français pour développer les exportations. Il avait pour cela créé Business France, un établissement public à la tête duquel il avait placé Muriel Pénicaud. Celle-ci utilisa l’argent public qui lui était confié pour lancer la campagne électorale d’Emmanuel Macron à l’étranger.

Il faudra beaucoup de temps pour tirer toutes leçons de la vision du monde du président Macron.

Le point le plus important reste que, selon lui, le temps de la souveraineté populaire est passé aussi bien pour les Français que pour les Européens en général. L’idéal démocratique peut se poursuivre au niveau local, mais est vide de sens au niveau national.

À l’issue de cet exposé, l’auditoire a chaleureusement applaudi. Ni la presse nationale, ni les leaders d’opposition n’ont émis d’objection.

L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné .

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée. 

La mondialisation ne fut assurément pas inspirée par les peuples, mais par les sociétés (ou firmes multinationales), les investisseurs et financiers internationaux. Maurice Allais soulignait que la doctrine du libre-échange mondialiste contemporaine a été imposée aux gouvernements américains successifs, puis au monde entier, par les multinationales américaines, puis par toutes les multinationales. Le linguiste Claude Hagège rappelait ce mot de l’économiste américain J.K. Galbraith : « la mondialisation n’est pas un concept sérieux. Nous l’avons inventé pour faire accepter notre volonté d’exploiter les pays placés dans notre zone d’influence .

La politique cessa d’être alors le garant de la souveraineté des peuples et des nations. Elle devint le gérant du commerce.

 

Le prix Nobel d'Economie, instrument de propagande du néolibéralisme:
“The Nobel Factor”, deux chercheurs démontrent comment ce prix a été créé pour battre en brèche la social-démocratie, et faire progresser la place donnée au marché.

 Ces économistes étaient convaincus que dans l’économie, l’Etat était le problème, jamais la solution. Il fallait donc privatiser tout ce qu’on pouvait.

https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20161008.OBS9557/le-prix-nobel-d-economie-instrument-de-propagande-du-neoliberalisme.html

MENACES GRAVES SUR L'HEXAGONE.
Des médecins affirment ne plus pouvoir remplir leur « mission de service public » par manque de moyens. Ils alertent le gouvernement sur « une mise en danger de la vie d'autrui »
Si nous faisons appel à vous de façon pressante, c'est parce que nous ne pouvons plus actuellement remplir notre mission de service public », écrivent les médecins à Edouard Philippe.Les décès récents ne sont pas de «faits isolés»« Nous vous alertons sur une mise en danger de la vie d'autrui et non-assistance à personne en danger. Mise en danger de la population qui s'adresse à nous, et mise en danger des professionnels qui doivent remplir cette tâche sans en avoir les moyens », ajoutent-ils. « Les décès médiatisés survenus récemment » ne sont pas de « faits isolés », mais des « signes patents de la dégradation nationale des services hospitaliers »

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/des-medecins-denoncent-le-manque-de-moyens-et-alertent-sur-une-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui-f25bae0085330bc66a9a770ec92a4a78

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