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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


La dictature de l'économie comme victoire, 28 ans après la chute du mur de Berlin...

Publié le 27 Septembre 2017, 20:01pm

"Les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante."

En Europe, l'économie prime sur la politique

 "La circulation des marchandises est le point de départ du capital."

 

Ce sont bien ces louches technocrates de la haute finance qui, privés en outre de toute légitimité démocratique puisque ce ne sont pas les peuples qui les ont élus, se voient soudain propulsés, sans que nous n’ayons jamais été consultés sur la question, à la tête de nos gouvernements.

 

Autant dire, effectivement, que  c’est bien l’économie qui détermine aujourd’hui, au déni de toute démocratie, la politique !

 

 "La circulation des marchandises est le point de départ du capital."

 

Et, de fait, loin de se vouloir au départ une entité politique, encore moins sociale, c’est comme un espace uniquement économique fondé sur la libre circulation des marchandises et donc, comme tel, essentiellement capitaliste, que notre Union Européenne elle-même naquit en 1957, avec le traité de Rome. Preuve en est que cette actuelle UE se dénomma longtemps, jusqu’en 1992 (date de l’entrée en vigueur du plus politique traité de Maastricht), "Communauté Économique Européenne", appellation alors synthétisée sous le sigle de CEE.

 

Rien d’étonnant, en d’aussi bancales fondations, si, au bout de pareil processus logique, ce sont des banquiers, eux-mêmes issus de ce symbole du capitalisme le plus sauvage qu’est Goldman Sachs, qui, sans jamais rien nous demander de surcroît, prennent effectivement aujourd’hui la tête, fût-elle malade, de nos Etats. 

 

La dictature de l'horreur

 

En résumé, c’est donc ce déficit politique de départ qui provoque à l’arrivée - c’est là son effet pervers le plus manifeste - cette dictature économique à laquelle nous assistons actuellement. Un spectre hante l’Europe contemporaine : la dictature financière, que la lucide Viviane Forrester, en 1996, baptisa très justement, reprenant là une formule de Rimbaud en ses "Illuminations", d'"horreur économique" !

 

Yves Charles Zarka, professeur de philosophie politique à la Sorbonne, expliqua parfaitement bien, lors du colloque qu’il vient d’y organiser autour de la pensée comme de la figure de Jürgen Habermas, ce danger qui nous guette : "Nous vivons un moment décisif dans l’histoire de l’Europe, celui dans lequel le projet d’une Union est mis en péril et risque de sombrer dans une dislocation périlleuse pour les États, c’est-à-dire les peuples qui la composent." Et de conclure cet important débat par cette réflexion aussi dramatique, elle aussi, que judicieuse : "Ce n’est pas seulement l’Union Européenne qui est en péril, mais aussi la civilisation dont elle est porteuse."

 

L'économie contre la démocratie

 

D’où, urgente, cette autre question, fondamentale, pour l’avenir de nos sociétés modernes : cette Union Européenne que nous n'avons pas nous-mêmes appelé de nos vœux se construirait-elle, à l’heure actuelle, sur la destruction, non seulement des États, mais, plus spécifiquement encore, de la souveraineté populaire et, donc, contre la démocratie elle-même .

 

Si tel était le cas, le paradoxe, bien évidemment, ne serait pas des moindres : ce serait ses propres valeurs, son rêve humaniste, sa vision de la liberté , que l’Europe, par cette nouvelle forme de dictature - la dictature économique, précisément, après les diverses dictatures, de par le monde, politiques, idéologiques, militaires ou religieuses -, nierait, ainsi, de la manière la plus hypocritement vile qui soit.

Bref : la mondialisation, cet autre et nouveau nom du totalitarisme à venir ?

 

 

Le mercredi 29 juin 2011, il était environ 12 h 30 quand les gaz lacrymogènes des forces spéciales ont envahi la place de la Constitution, à Athènes, provoquant ainsi des spasmes de suffocation dans une foule qui était majoritairement pacifique. Quelques minutes plus tard, le sinistre nuage couvrait tout le centre de la capitale. A ce moment précis, les déclarations faites deux jours plus tôt par le ministre d’Etat, Theodoros Pangalos, ont pris un sens plus concret et plus noir. En effet, le chef adjoint du gouvernement avait déclaré que si le nouveau plan d’austérité n’était pas adopté par le Parlement grec et que, par voie de conséquence, le pays était alors considéré en défaut de paiement, il faudrait faire intervenir les blindés pour protéger les banques.

Comme le mot «blindés» réveille toujours dans la mémoire collective grecque le cauchemar de la torture et des bagnes du temps des colonels, la dictature militaire de 1967, plusieurs de ses camarades députés du Pasok [les socialistes grecs, ndlr] ont protesté - plutôt timidement, il est vrai - contre la faute de goût que constituerait cette formule choc.

Or, les événements qu’Athènes a connus ce mercredi ne peuvent être envisagés en termes de goût ou de style. En marge de la manifestation, il y a eu, incontestablement, quelques individus excités et violents, mais aussi de nombreux provocateurs qui, d’après le directeur du très sérieux magazine Epikaira, ont été filmés en train de descendre de cars de la police. Les forces de répression placées sous l’autorité d’un ministère cyniquement chargé de la «Protection du Citoyen» ont envahi des cafés et des halls d’immeubles et ont copieusement tabassé tous ceux qui s’y trouvaient. Les substances répandues par la police ont transformé la station de métro en chambre à gaz, malgré la présence, dans le hall, d’un centre de secours improvisé accueillant des centaines de manifestants blessés.

Qui plus est, les gaz lacrymogènes se sont propagés dans les tunnels du métro sur plusieurs kilomètres, jusqu’à des endroits qui ne méritaient nullement d’être gazés au nom de la protection du bâtiment de l’Assemblée nationale, sis place de la Constitution. Après la dissolution de la manifestation, le lieu ressemblait à un décor de film catastrophe hollywoodien.

Pourquoi tout cela arriva-t-il ? La réponse est qu’il était absolument nécessaire d’imposer à la Grèce des conditions de remboursement de sa dette moralement et techniquement intenables et, pour ce faire, il fallait que le pays perde une partie substantielle de son indépendance. Comme le «mémorandum» du 8 mai 2010, qui a déjà abouti à un fiasco, les mesures prévues par le nouveau plan d’austérité, voté le 29 juin par le Parlement, sont non seulement inhumaines mais aussi, comme le constatent des analystes sérieux et une partie de la presse internationale, inapplicables et inefficaces, puisqu’elles ne font que retarder une faillite qui aura été rendue encore plus douloureuse par ces manœuvres dilatoires. Pour imposer ces mesures à une société qui résiste fermement, il fallait sans doute ce glissement continu vers une sorte de «dictature économique».

Ce changement de régime est visible non seulement dans l’action des forces de l’ordre, mais aussi dans la marginalisation systématique de l’Assemblée nationale, transformée en chambre d’enregistrement, et dans le contrôle total de la quasi-totalité des médias, transformés en moyens de diffusion d’une propagande abjecte. Ce qui est arrivé mercredi 29 juin n’est rien moins que l’abrogation du droit constitutionnel de se réunir - tous les totalitarismes en font leur première cible - et était absolument nécessaire pour faire passer ce plan d’austérité.

D’ailleurs, même si ce n’est pas le cas, même si le gouvernement est poussé au désastre contre son gré par des agents locaux ou étrangers qui, de plus en plus clairement, gouvernent à sa place, le résultat est le même : il s’agit de la naissance de la première dictature économique en Europe, un régime qui, étant donné l’évolution socio-économique du continent, risque d’y être souvent copié.

Aujourd'hui,

En tant que leader économique et politique de l’UE, l’Allemagne d’Angela Merkel pèse de tout son poids dans les mesures d’austérité dictées par la troïka aux pays européens en difficulté: privatisations, baisses des salaires et des pensions, coupes dans le social, la santé et l’éducation, etc.
Des mesures qui ont eu des conséquences dramatiques, faisant exploser la pauvreté (35% de la population) seize millions en Allemagne,cent vingt millions en UE, les suicides, le chômage, les maladies et…la dette.

Extrait de :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/216226-europe-de-la-faillite-politique-a-la-dictature-economique.html

5 jours avant que ne "tombe" le mur de Berlin, les européistes sont devant la porte de Brandenburg(à 6.23) avec des hauts-parleurs ,haranguant la foule ,sûrs d'eux et de leur coup,quelque chose se prépare .
5 jours plus tard, le mur de Berlin est pris d'assaut par la foule ..Dans le style des "révolutions colorées" que l'on a pu voir au cours des dernières décennies..
Notamment en Ukraine avec le coup d'état fomenté par la CIA .
Tous les médias occidentaux ,curieusement sont déjà présent, Christine Ockrent fait même un direct
depuis Checkpoint-Charlie ...
Chacun jugera.

https://www.facebook.com/330995010444666/videos/653559831521514/

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