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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


La dictature est entrée par nos portes grandes ouvertes et s'est installée à notre table .

Publié le 4 Août 2017, 18:33pm

Le système libérale a pensé à tout, surtout à lui avant nous.

Zbigniew Brzezinski conseiller de Jimmy Carter lors de son mandat de président des Etats-Unis,  co-fondateur de la Commission Trilatérale (avec David Rockefeller) en 1973, a forgé un nouveau concept vers les années 1990, qui s’implantera petit à petit dans le monde entier, de façon toujours plus envahissante : le tittytainment. 

Un néologisme (nouveau mot) provenant de la contraction de « Titties » (seins) et « Entertainment » (divertissement), donc : des seins et du divertissement. S’il est dit que « Titty » renverrait à l’idée que les seins produisent le lait maternel qui a pour effet d’endormir, on pourrait aussi accepter le sens second, sexuel celui-là.

Donc, l’idée générale du tittytainment, est de submerger les citoyens dans un flux continuel de divertissement, de seins (sexualité), et de seins (lait maternel qui endort : on pourrait aussi penser à toutes les substances qui ont un effet sédatif sur le corps : sucres et amidons, gras, alcool, etc.)

 Pourquoi donc, endormir, Monsieur Brzezinski ? Réponse : À cause, dit-il, de l’avènement de la « Société 20/80 » ; cette société qui se met en place dès les années 1980, dans laquelle les taux de productivité réelle explosent, et dans laquelle Zbig constate que 20% de la population seront dorénavant réellement utiles à la reproduction de l’économie, alors que les autres 80% occuperont des postes inutiles, n’auront pas d’emploi, ou carrément, seront dans la misère, mais ne trouveront tout simplement plus de signification dans leur travail. Dans un climat d’ennui chronique et malsain, il faudra donc divertir massivement ces 80%. Selon Brzezinski.

La dictature que redoutaient Orwell et Huxley était d’inspiration soviétique, mais le “ totalitarisme tranquille ” que nous connaissons aujourd’hui est capitaliste.

 

Près de 46 millions de personnes vivent de l’aide alimentaire aux Etats-Unis, soit

15% de la population. Depuis 2007, leur nombre a augmenté de 74%, principalement à cause de la forte récession qu’a connue le pays.

Un tiers des habitants de l’Alabama vie de l’aide alimentaire, tout comme un cinquième des habitants de Washington D.C., du Mississippi, Nouveau Mexique, Tennessee et de l’Oregon. 

http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2017/07/46-millions-d-americains-vivent-grace-a-des-bons-alimentaires.html

La voix des médias nous berce du lever au coucher dans la douce anesthésie d’un divertissement médiocre et nous assure que notre monde serait parfait sans la petite délinquance et la contestation politique.  L’œil des caméras de vidéosurveillance épie chacun de nos gestes, nous sommes au seuil d’une normalisation génétique.

L’ultralibéralisme a compris qu’il pouvait contenir par la douceur les populations dans une aliénation passive.

Triomphe de la Société du spectacle et la télévision crétinisante
La diversification de l’offre télévisuelle et la multiplication du nombre des chaînes de télé pourrait être un rempart à l’imbécilisation,  les gens auraient maintenant le choix entre des émissions intelligentes, et des émissions stupides. Or, même si avec certaines télé on peut avoir accès à 900 canaux aujourd’hui, on a pu se rendre compte que, depuis 1987, la télévision en général a suivi une courbe d’imbécilisation toujours croissante, ce qui a fait que la télé est rendue encore plus stupide qu’à cette époque.

La télévision crétinisante, c’est celle qui est venue avec les émissions de télé-réalité, qui sont des émissions par essence complètement vides, au niveau éducatif. Elles sont des émissions de compétitions, qui mettent en scène des gens ordinaires, à qui on fait faire tout et rien : chanter, danser, flirter, etc.

Il y a également les médias-trolls, qui sont une ode à la stupidité et au crétinisme, en imaginant de faux titres de nouvelles souvent purement débiles. Il y a également des nouvelles réalités médiatiques comme « le sac de chips » ou « trouble voir » ou « le gorafi » etc., qui sont, très souvent, stupides. Stupides parce qu’ils ne sont pas dans la nuance intelligente, mais dans la caricature émotionnelle.

Conséquences de la crétinisation délibérée
-    Acculturation / Déculturation : Perte des repères, des références culturelles, éloignement des lectures classiques, l’ « information utile » n’est plus connue, alors que l’information futile/inutile devient très connue.

-    Animalisation : Les individus sont ramenés à un état proche de leur animalité : dans le ludisme, cherchent à répondre à leur besoins physiologiques directs. Ainsi, bouffe, sexe, plaisir, sans plus grande réflexion structurée et approfondie sur la vie en se référant à des repères culturels.

« Ensauvagement » : La courtoisie, l’étiquette, et les bonnes manières sont également une partie de la culture. Lorsque l’on perd les références culturelles, on perd également ces références. Cela a pour effet de rendre les rapports sociaux plus rigides et moins fluides et agréables dans la vie de tous les jours, en public (dans l’auto, dans la rue, au magasin, etc.)

-    Manipulation et contrôle des « masses » facilités : Un individu « idiot »,  apolitique et qui ne s’occupe que de son nombril, est forcément mieux manipulable, car il ne comprend pas la société (parce que quelqu’un qui comprend la société est automatiquement, d’une façon ou d’une autre, politisé).

Incapacité de s'indigner pour des choses fondamentales,

La préoccupation est essentiellement axée sur la consommation,le temps de réflexion pour les sujets essentiels de l'existence sont fortement réduits ,voir inexistants chez certains.

Connaissez-vous Vance Packard ? Il fut le premier, avec son ouvrage The Hidden Persuaders1, à attirer dès 1957 l’attention du public sur les techniques de manipulation mentale. Vous savez, ces techniques que la loi antisecte a  finalement renoncé à interdire… peut-être parce qu’elles sont plus souvent utilisées par les publicitaires que par les sectes.

En 1964, il publie un autre ouvrage, Une société sans défense, sur la surveillance et le fichage de la population par la police, mais surtout par les entreprises, où cette fois il n’hésite pas à comparer la société dans laquelle il vit, l’Amérique des années 1960, aux œuvres d’anticipation de George Orwell et d’Aldous Huxley : 1984 et Le Meilleur des mondes.

Le temps a passé depuis mais les livres de Vance Packard, de George Orwell et d’Aldous Huxley n’ont rien perdu de leur actualité. Le monde dans lequel nous vivons correspond à peu de choses près à ce qui était à l’époque imaginé comme un cauchemar.

la dictature que redoutaient Orwell et Huxley était d’inspiration soviétique, mais le “ totalitarisme tranquille ”  que nous connaissons aujourd’hui est capitaliste. Hormis cela, tout correspond : l’œil des caméras de vidéosurveillance épie chacun de nos gestes, nous sommes au seuil d’une normalisation génétique, la voix des médias nous berce du lever au coucher dans la douce anesthésie d’un divertissement médiocre et nous assure que notre monde serait parfait sans la petite délinquance et la contestation politique. Ce divertissement insipide comme un sucre d’orge porte même un nom : le tittytainment. Ce terme inventé par Zbigniew Brzezinski, qui fut conseiller pour la sécurité nationale auprès de Jimmy Carter, est une contraction de entertainment (divertissement) et de tits (seins en argot américain). L’évocation des seins se réfère ici plus à leur fonction nourricière qu’érotique. L’idée de Zbigniew est que, dans un monde où 20 % de la population mondiale suffira à faire tourner l’économie, le problème des nantis consistera à doser le pain et les jeux qu’il leur sera nécessaire d’accorder à la majorité démunie afin qu’elle se tienne tranquille :

Un coktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète .

Sylvio Berlusconi n’a menacé personne pour arriver au pouvoir, il a acheté des chaînes de télévision. Dans le roman de George Orwell, la population ne peut pas éteindre la télévision dans les appartements individuels. Dans le capitalisme, elle le peut, mais elle ne le fait pas. Et l’auteur du Meilleur des mondes l’avait déjà compris.

Après que nous lui avons nous-mêmes souhaité la bienvenue, la dictature est entrée par nos portes grandes ouvertes et s'est installée à notre table .

Vous pouvez aussi regarder le film « Idiocratie » sorti en 2006-2007. Les auteurs placent le scénario en 2500, mais avec un peu de perspicacité, vous vous rendrez compte que l'époque dont il est vraiment question, c'est la nôtre.

http://www.voirfilms.info/idiocracy.htm

Article extrait de :

http://www.avoscerveaux.com/soc_idiocratie.html#haut

http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2017/07/la-dictature-que-redoutaient-orwell-et-huxley-etait-d-inspiration-sovietique-mais-le-totalitarisme-tranquille-que-nous-connaissons-a

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