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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Afghanistan, une guerre business .

Publié le 6 Août 2017, 19:08pm

En avril 2008, au sommet de l’OTAN de Bucarest, Nicolas Sarkozy - qui avait pourtant déclaré, durant sa campagne présidentielle, que la présence française dans ce pays n’était pas essentielle à nos intérêts - accepte d’envoyer, à la demande des Etats-Unis, des troupes supplémentaires en Afghanistan, où 53 000 hommes de 40 pays sont déjà déployés sous l’égide de l’OTAN, aux côtés de 36 000 soldats américains, au sein de deux forces multinationales (Coalition-Opération Enduring Freedom et Force internationale d’assistance à la sécurité). Il faut rappeler que cette guerre interminable, perdue d’avance, a été engagée au départ à seule fin de garantir l’exploitation par la firme californienne Unocal (absorbée entre-temps par Chevron) du pipe-line devant relier la Caspienne à l’océan Indien via le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan. D’où l’installation à la tête de l’Etat afghan du président fantoche Hamid Karzaï, ex-agent de la CIA, ex-expert de l’Unocal chargé de superviser le projet de pipe-line trans-afghan. Cette guerre néocoloniale menée depuis sept ans a eu pour seul effet de stimuler le terrorisme au lieu de l’apaiser, et de renforcer les talibans au lieu de les affaiblir, tandis que la population locale se dressait de plus en plus contre l’occupation étrangère et que l’Afghanistan se transformait peu à peu en un Etat narcotrafiquant.

George W. Bush a commencé sa carrière dans les affaires pétrolières, au Texas. Le vice-président Dick Cheney a dirigé l'important groupe pétrolier Halliburton. Condoleezza Rice, conseillère pour la sécurité nationale du président, était au conseil d'administration de la compagnie Chevron.

Tous trois sont très conscients de l'importance pétrostratégique d'une plus grande influence américaine en Asie centrale, ce qui passe par un gouvernement «ami» en Afghanistan. «A ma connaissance, déclarait déjà Dick Cheney en 1998, l'émergence soudaine d'une région comme la Caspienne, comme important acteur stratégique, n'a pas de précédent historique.» Dans le rapport sur la politique énergétique américaine , le vice-président réaffirmait cet optimisme, insistant sur la nécessité de «nouvelles routes commerciales pour l'exportation» dans la région.

Les Etats-Unis rêvent depuis plusieurs années de favoriser l'acheminement des hydrocarbures de la mer Caspienne vers le marché mondial, qui leur permettrait de desserrer (un tout petit peu) leur dépendance vis-à-vis des pays de l'Opep. Les réserves connues de l'Azerbaïdjan, du Kazakhstan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan dépassent celles de la mer du Nord. Et, comme le remarque Fiona Hills, spécialiste de la région à la Brookings Institution, «la reprise de la violence au Moyen-Orient renforce un peu plus l'intérêt pour les ressources de la Caspienne». Selon elle, la victoire en Afghanistan peut donc «modifier sérieusement les cartes du jeu pétrolier».

Voie afghane pour gaz turkmène

L'Afghanistan n'a elle même pas beaucoup de ressources: quelques petits gisements de gaz dans le Nord, près de la frontière turkmène. Mais les Etats-Unis, qui cherchent à casser le monopole russe sur le transport d'énergie dans la région, réfléchissent depuis des années à une «route afghane», permettant d'acheminer le gaz turkmène vers le Golfe ou l'Inde. C'était le coeur du projet d'Unocal, dont Zalmay Zhalilzad était le consultant. A travers sa filiale Central Asia Gas (CenGas), cette société californienne a cherché il y a quelques années à construire un pipeline en Afghanistan. En 1997, avec le soutien actif du gouvernement Clinton et des services secrets pakistanais, Unocal avait pris contact avec le régime taliban. Avec un peu de chance, pensait-on alors à Washington, les talibans pouvaient faire des partenaires aussi corrects que les Saoudiens.

Le projet était évalué à 2 milliards de dollars. Long de 1271 kilomètres, le pipeline devait relier les réserves de Dauletabad, au sud-est du Turkménistan, à Multan au Pakistan (au sud-ouest de Lahore). De là, le pétrole pouvait rejoindre le port de Karachi; ou bien, moyennant un investissement supplémentaire de 600 millions de dollars, être dirigé vers l'Inde, un pays dont la consommation d'énergie explose. L'affaire promettait d'être très juteuse. Elle dut être abandonnée après les attentats d'août 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya. Tant qu'Oussama ben Laden serait sur le sol afghan, avaient alors raisonné les banquiers du groupe (et la CIA), un tel projet était bien trop risqué. L'histoire leur a donné raison.

EN 2008:

"Quand il arrive quelque chose, je m'en sens responsable"  ...

, Nicolas Sarkozy s'avance sur la place d'armes, écrasée de soleil et de poussière. Aux soldats français, il dit qu'il est venu s'associer à leur "peine indicible".

Malgré les pertes de lundi, Nicolas Sarkozy défend aussi sa décision de renforcer le contingent français en Afghanistan, dénoncée par l'opposition de gauche française comme un "alignement" sur les États-Unis . "Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...) Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Je n'ai pas de doute, il faut être là. Moi aussi, j'étais sous le choc. Je vous dis en conscience que si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille et l'enchaînement des événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d'envoyer l'armée française ici", souligne-t-il. "Ce qui s'est passé lundi justifie pleinement les renforts", abonde un conseiller, "l'opinion est consciente que la situation est difficile". Après une minute de silence, le Président prend congé de ses troupes. 
Extrait de :

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2008-08-20/sarkozy-demande-aux-soldats-francais-en-afghanistan-de-relever-la/924/0/267858

Le retour annoncé de la France dans l’OTAN a également servi de toile de fond aux discussions provoquées, en juin 2008, par un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale censé dessiner les orientations stratégiques de la France pour les quinze prochaines années. La publication de ce document, qui annonçait notamment une réduction de 54.000 personnels des effectifs militaires français au cours des années à venir, a vu s’accentuer le clivage entre tenants de l’atlantisme et partisans d’une défense indépendante. On se souvient qu’un groupe d’officiers généraux et supérieurs des trois armées (terre, air, mer), regroupés anonymement dans le groupe « Surcouf », avait alors ouvertement critiqué les nouvelles orientations officielles. Un texte publié sous ce nom dans Le Figaro (19 juin 2008) parlait d’« absence de critères politico-militaires d’intervention », de « flou des priorités géopolitiques », de « dépense publique considérable pour une utilité opérationnelle faible », de « véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu’hier ». En réponse, Sarkozy a tenté de faire identifier les contestataires afin de les sanctionner, à un moment où ses relations avec l’armée s’étaient particulièrement dégradées (affaire du 3e RPIMA de Carcassonne, démission du général Cuche, etc.).

 

 

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