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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Chef d'état major des armées:Nous sommes typiquement face aux symptômes d'un chef d'état croyant pouvoir solutionner le problème en appliquant la méthode des start-up.

Publié le 20 Juillet 2017, 19:40pm

EMMANUEL MACRON : "CE N’EST PAS LE RÔLE DU CHEF D’ETAT-MAJOR DE DÉFENDRE LE BUDGET DES ARMÉES"

Cette réflexion n'est pas dû au hasard.

C'est celle d'un dirigeant de start-up à un subordonné parmi d'autres.

Nous publiions  ici il y a quelques jours, un article sur les méthodes fort critiquées des patrons de start-up.

Les événements impliquant le chef d'état major des armées, la démission qui s'en est suivi nous ont immédiatement alertés .

Nous sommes typiquement face aux symptômes d'un chef d'état croyant pouvoir solutionner le problème en appliquant la méthode des start-up , rappelons ici que c'est lui en personne E.macron qui souhaite au dessus de tout, faire de la France la Nation start-up:http://Macron débloque 10 milliards d'euros pour dynamiser sa «nation des start-up»

Le témoignage de  Mathilde Ramadier auteur de « Bienvenue dans le nouveau monde, comment j’ai survécu à la coolitude des startups »

illustre parfaitement la méthode dont le général De Villiers a fait les frais, compte tenu de la situation dans laquelle se trouve la France, tout porte à croire qu'il n'est que l'un des premier .

Extrait du témoignage :

"J’aurais en effet donné cher pour voir ceux que j’ai croisés s’allonger sur un divan de psychanalyste ! Ces CEO (Chief executive officer, l’équivalent de P-DG) aimeraient donner d’eux une image de « héros », propre à faire rêver leurs salariés. Mais tous affichaient plutôt un comportement grotesque, pour ne pas dire maniaque, avec une façon de se mettre en scène et d’étaler leur vie à coups de selfies sur les réseaux sociaux. A se demander quand ils trouvaient le temps de travailler ! Mais ils ne connaissaient pas pour autant le prénom de leurs salariés…"

" Au-delà de la précarité de l’emploi, j’ai surtout été dépitée par la concurrence que les directions cherchent à instaurer entre salariés. Dans une start-up, toute notion de solidarité entre collègues disparaît. On n’est jamais valorisé en fonction du travail accompli, mais toujours par rapport au travail des autres. La désignation d’un « employé du mois », qui peut désormais sembler désuète, est même remise au goût du jour par ces entreprises : j’en ai connu une où un bon d’achat Amazon de 20 euros était attribué chaque semaine !  "

Pour ne rien arranger, tout cela s’accompagne d’un sentiment d’appauvrissement intellectuel. Les jobs que j’ai décrochés, j’aurais pu les occuper à l’âge de 18 ans, sans diplôme ni même expérience préalable. J’ai fini par connaître une déprime professionnelle, le fameux sentiment de « bore-out ». "

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d%27%C3%A9puisement_professionnel_par_l%27ennui

Les médias ont déjà dénoncé des conditions de travail peu reluisantes des chauffeurs d'Uber ou des startups de livraison à domicile, qui « disruptent » un secteur en instaurant une nouvelle forme de précarité. Mais pour Mathilde Ramadier, 29 ans, diplômée en communication et en philosophie, ce phénomène touche l'ensemble des startups et incarne plutôt le « capitalisme sauvage »

 un univers féroce, ultracompétitif, cynique et absurde. Dans le monde merveilleux des startups, les dirigeants abusent d'une « novlangue abrutissante », à coups d'intitulés de postes vides de sens (tout le monde est manager ou chief de quelque chose) et d'euphémismes comme le poste de « réparateur de bonheur » pour désigner le responsable du service client, ou celui d'office manager pour l'hôtesse d'accueil.

Selon Mathilde Ramadier, l'« idéologie startup », qui consiste à vouloir changer le monde grâce à la technologie, aboutit en réalité à la mise en place d'un « asservissement de l'individu »,rendu acceptable par un management prétendument moderne.

 les citations d'entrepreneurs célèbres punaisées sur les murs, le mythe de l'absence de hiérarchie (alors que tout est « fliqué »),créent selon elle un environnement infantilisant et très compétitif, où la vie privée est sacrifiée sur l'autel de la course à l'innovation, et où les employés les plus méritants, repérés par des logiciels de mesure de la performance, reçoivent des récompenses tandis que les autres sont réprimandés, culpabilisés, voire renvoyés sans ménagement.

Extrait de :

http://09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com/2017/07/au-temps-des-desillusions-un-asservissement-de-l-individu.html

 

"La France a toujours cru que l'égalité consistait à trancher tout ce qui dépasse"

Jean Cocteau

 

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