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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


Le libéralisme, le plus violent “isme” au monde.

Publié le 30 Juillet 2017, 22:43pm

une seule idéologie clâme ne pas être idéologique, n’être ni de droite ni de gauche, la voie suprême. C’est le libéralisme.

Depuis 1945, plus d’un tiers des membres des Nations-Unies, 69 pays, ont souffert d‘une partie ou de tout ce qui suit. Ils ont été envahis, leurs gouvernements renversés, leurs mouvements populaires réprimés, leurs élections subverties et corrompues et leurs peuples bombardés. L’historien Mark Curtis estime que le nombre de morts se chiffre par millions.

Ceci a été le projet principal de porte-flambeau libéral, les Etats-Unis, dont le célébré président “progressiste” John F. Kennedy, d’après une nouvelle étude, autorisa le bombardement de Moscou pendant la crise cubaine de 1962. “Si nous devons utiliser la force”, a dit Madeleine Albright, ministre des affaires étrangères du gouvernement libéral de Bill Clinton, “c’est parce que nous sommes l’Amérique. Nous sommes la nation indispensable. Nous sommes grands. Nous voyons plus loin dans le futur.” Quel talent pour définir si succintement le libéralisme violent moderne.

La Syrie est un travail en continuité historique. Ceci est un dossier conjoint des renseignements américain et britannique fuité:

 “Afin de facilité l’action des forces libératrices (sic), un effort spécial doit-être fait pour éliminer quelques individus clés et procéder à un remue-ménage interne en Syrie. La CIA est prête et le SIS (MI6) va essayer de monter quelques sabotages mineurs et des incidents coup de main (NdT: en français dans le texte original) en Syrie, en travaillant avec des individus par le biais de ses contacts… un degré de peur nécessaire…des clashes frontaliers mis en scène donneront un prétexte pour une intervention… La CIA et le SIS devraient utiliser… des capacités à la fois dans le domaine psychologique et dans le domaine de l’action pour augmenter la tension.”

Ceci fut écrit en 1957, bien que cela pourrait très bien émaner d’un rapport récent du Royal United Services Institute: “Une trajectoire de collision pour une intervention”, dont l’auteur dit avec une feinte sous-estimation: “Il est très probable que quelques forces spéciales et sources de renseignement occidentaux soient déjà en Syrie depuis pas mal de temps.”

Ainsi une guerre mondiale pointe à l’horizon en Syrie et en Iran. Israël, la création violente de l’occident, occupe déjà une partie de la Syrie. Ceci n’est pas nouveau. Les Israéliens pique-niquent sur les plateaux du Golan pour regarder une guerre civile dirigée par les services de renseignement occidentaux depuis la Turquie, financée et armée par les médiévaux d’Arabie Saoudite.

Le 21 Juillet, le commentateur analyste du Guardian de Londres Jonathan Freedland avertit que “l’occident ne va pas rester hors d’atteinte longtemps… Les Etats-Unis et Israël sont inquiets de voir le stock d’armes chimiques et nucléaires de la Syrie, qui est transféré; ils ont peur qu’Assad puisse choisir de partir dans un nuage léthal de gloire.” Qui dit cela ? Les “experts” habituels et les barbouzes.

Comme eux, Freedland désire “une révolution sans une intervention complète comme ce fut le cas en Libye”. D’après ses propres archives, l’OTAN a lancé 9700 sorties aériennes contre la Libye, dont plus d’un tiers était réservé à des cibles civiles. Ceci inclut des missiles avec tête à uranium apauvri. Regardez les photos des ruines de Misrata et de Syrte et les fosses communes identifiées par la Croix Rouge. Lisez le rapport de l’UNICEF sur les enfants tués, la plupart n’étaient pas âgés de 10 ans.” Tout comme la destruction de la ville irakienne de Fallujah, ces crimes ne sont pas nouveaux, parce que l’information comme désinformation est une arme offensive totalement intégrée.

Le 14 Juillet, L’Observatoire Libyen des Droits de l’Homme, qui s’opposa à Kadahafi et son régime rapporta: “La situation des droits de l’Homme en Libye est maintenant bien pire que sous Kadhafi.” Le nettoyage ethnique y est rampant. D’après Amnesty, l’entière population de la ville de Tawarga “est toujours empêchée de retourner chez elle alors que leurs maisons ont été pillées et brûlées.”

Dans le monde académique anglo-américain, des thérociens influents connus sous le vocable de “réalistes libéraux” ont enseigné depuis longtemps que les impérialistes libéraux, un terme qu’ils n’utilisent jamais, sont les pacifistes et faiseurs de paix du monde, les gérants de crise, plutôt que les fauteurs de troubles. Ils ont enlevé l’humanité de l’étude des nations et l’ont congelé avec un jargon qui sert le pouvoir belliqueux. Ils ont autopsié des nations entières, ils ont identifiés “les états défectueux” (nations difficiles à exploiter) et les “états voyous” (nations qui résistent à la domination occidentale).

Que le régime soit une démocratie ou une dictature n’a pas d’importance. La même chose est vraie pour ceux contractés pour faire le sale boulot. Au Moyen-Orient, du temps de Nasser à la Syrie d’aujourd’hui, les collaborateurs du libéralisme occidental ont été les islamistes, plus tard Al Qaïda, tandis que les notions discréditées depuis longtemps de la démocratie et des droits de l’Homme ne servent plus que de couverture réthorique à la conquête.

Extrait de :

http://www.mondialisation.ca/la-facon-liberale-de-gerer-le-monde-ameliorez-vous-ou-nous-allons-vous-tuer/5304776

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