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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


la mondialisation n’est pas un concept sérieux. Nous l’avons inventé pour faire accepter notre volonté d’exploiter les pays placés dans notre zone d’influence.

Publié le 6 Juillet 2017, 21:19pm

La mondialisation ne fut assurément pas inspirée par les peuples, mais par les sociétés (ou firmes multinationales), les investisseurs et financiers internationaux. Maurice Allais soulignait que la doctrine du libre-échange mondialiste contemporaine a été imposée aux gouvernements américains successifs, puis au monde entier, par les multinationales américaines, puis par toutes les multinationales. Le linguiste Claude Hagège rappelait ce mot de l’économiste américain J.K. Galbraith : « la mondialisation n’est pas un concept sérieux. Nous l’avons inventé pour faire accepter notre volonté d’exploiter les pays placés dans notre zone d’influence .

La politique cessa d’être alors le garant de la souveraineté des peuples et des nations. Elle devint le gérant du commerce.

Le processus de mondialisation a également pu être interprété comme une réponse du capitalisme à la crise du modèle fordiste (années 60) et de son corollaire l’Etat providence. Le régime d’accumulation fordiste était basé sur la croissance du salaire réel grâce aux gains de productivité. Elle s’accompagnait de la mise en place d’un  système de protection sociale. Dans ce modèle, la contrainte extérieure (ou croissance des autres pays) était limitée « par la croissance du commerce international relativement à la croissance des marchés intérieurs, et par l’hégémonie des Etats-Unis ». Mais quand « la compétitivité s’équilibra entre les Etats-Unis, l’Europe et le Japon, la recherche d’économie d’échelle impliqua une internationalisation des processus productifs. Alors, les firmes des pays fordistes cherchèrent de plus en plus à contourner des règles salariales en sous-traitant la production vers les pays non fordistes, en voie de développement.»
 
Malgré le développement de la technologie et la baisse du coût des transports, la mondialisation exigeait encore que les entraves qui freinaient la libre circulation des capitaux, des marchandises, mais également des hommes soient supprimées .

Extrait de :

http://prosperiteetpartage.free.fr/chapitre-7-de-la-crise-du-capitalismea-la-mondialisation-economique.html

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