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09novembre1989lejourdapres-net.over-blog.com

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La chute du Mur de Berlin, a été un événement politique considérable, elle est aussi un bouleversement économique comme il ne s'en produit qu'un ou deux par siècles, comparable, dans son ampleur et ses conséquences, à une guerre mondiale. Du jour au lendemain ou presque, le "contre-capitalisme" est démantelé, laissant le champ libre à une économie de marché planétaire. Dès l'effondrement du rempart de béton de la RDA, c'est la ruée de l'Ouest : les entreprises multinationales occidentales se précipitent sur les nouveaux territoires conquis , pour y vendre leur produits, les fabriquer ou acheter des matières premières. Le marché et la "démocratie" annexent l'Est d'un même pas . Le rapport de force entre le capital et le travail s'inverse. Avant novembre 1989, les travailleurs profitaient indirectement de la crainte du communisme - pour limiter les risques de révolution, les entreprises et les Etats consentaient des augmentations de salaires régulières et des droits sociaux étendus. Tout d'un coup, cette crainte disparaît. Pire, les non qualifiés occidentaux sont mis en concurrence avec les non qualifiés slovaques ou chinois, cinquante fois moins bien payés. Et c'est au contraire le détenteur de capital qui profite d'un monde ouvert, dans lequel il peut faire circuler son argent comme bon lui semble pour profiter des opportunités de rendement ou de taxation favorables. La chute du Mur a signé la victoire du rentier.


L’Allemagne sur ses certitudes et la France sur ses illusions.

Publié le 5 Juillet 2017, 04:43am

fin 2013, la construction européenne est complètement plantée.
Ca ne date pas d'aujourd'hui, pourquoi s'obstine t'on à faire croire le contraire,

surtout coté français .

l’Europe est désormais plantée. Il n’existe aujourd’hui aucune force politique pour la relancer. Ni en Allemagne, ni en France. Tout ce qui a été dit et écrit depuis quatre jours sonne faux.
 

L’affaire de l’Europe bancaire est une supercherie. On s’est mis d’accord sur un ensemble de règles de fonctionnement, François Hollande a dit que l’on s’était mis d’accord pour garantir les dépôts des particuliers jusqu’à 100.000 euros par compte mais, ça existait déjà depuis 2008. Le fait nouveau, c’est que la BCE va pouvoir jeter un œil au bilan des banques. Le fait nouveau, c’est qu’une banque en difficulté pourra aller à Bruxelles demander à bénéficier d’une procédure d’urgence. Mais les risques ne seront pas mutualisés pour autant.

L’Europe donne une fois de plus le spectacle d’un grand bazar institutionnel, économique et monétaire. Macron veut inventer une nouvelle Europe, Moscovici se verrait bien la diriger mais l’Estonie s’avère incapable d’en assurer la présidence.
Pendant ce temps-là, Angela Merkel assume dans sa campagne électorale son rôle moteur de l’Union européenne et Emmanuel Macron, au Congrès à Versailles, prévient que la mission de la nouvelle gouvernance française sera de définir un nouveau cap.
Pierre Moscovici, commissaire européen prépare son prochain job. Comme Jean-Claude Juncker ne briguera pas un deuxième mandat en 2019, année d'élections européennes, l’ancien ministre français de l'économie déclare au journal allemand Die Welt qu'il est "intéressé" par une éventuelle succession à la présidence de la Commission européenne à Jean-Claude Juncker.. "La candidature à la présidence de la Commission pourrait m'intéresser” indique encore Pierre Moscovici, qui met en avant son "expérience" en tant que député et commissaire européen ainsi que ses portefeuilles ministériels en France (Economie et Affaires européennes).
Et pour ceux qui n’auraient pas compris, il ajoute "Je dispose des expériences nécessaires qui me qualifient pour une candidature", mais cette éventuelle candidature à la tête de la Commission n'est pas "la seule possibilité" qu'il entrevoit : "Je pourrais aussi très bien faire quelque chose d'autre", a-t-il dit, sans autre précision. "La social-démocratie en Europe est en crise. Elle manque de détermination, d'une direction claire et d'idées. » 
l’arrivée de l’Estonie à la présidence du Conseil de l’Europe pour six mois, c’est assez surréaliste. D’abord, parce que l’Estonie est un des plus petits pays adhérents membre de l’Union européenne qui succède à un autre petit pays, Malte. Ensuite parce que le gouvernement de ce pays est en pleine crise. Il n’a pas de majorité et donc pas de légitimité en interne. Comment, dans ces conditions, gérer pour les 27 autres membres, la crise migratoire et l‘Europe digitale, puisque tel est son mandat ?
le Premier ministre estonien, qui a le même âge qu’Emmanuel Macron, risque fort de sauter en cours de mandat européen. Pour l’avenir de l’Europe, c’est du temps perdu. Par tradition, le président de l’Europe n‘est peut-être la que pour six mois, mais il doit travailler avec ceux qui vont lui succéder et préparer un plan de mutation à long terme. C’est avec l’Autriche et la Bulgarie que l’Estonie devait travailler. Pour l’instant, la gouvernance est un peu en panne. Et une gouvernance en panne ne va pas réveiller une Europe mollassonne.
Angela Merkel, qui fait campagne, n’écarte pas « l’avenir de l’Union européenne » de son programme, mais elle compte beaucoup sur Emmanuel Macron pour réaliser cet avenir.
L'europe  a perdu le cap. » A vrai dire, les européens n’ont plus de boussole. D’où le fait d’aller dans tous les sens.
en France comme en Allemagne, on sait très bien que la réforme de institutions reviendra à inventer une Europe à deux vitesses. Ceux qui pourront suivre d’un côté et ceux qui ne le pourront pas de l’autre, mais qui devront s’y préparer. Bref, il faudra faire demain ce qu‘on n’a pas voulu faire dans le passé en laissant entrer par grappes entières des pays qui n’étaient pas à niveau. 

photo :Clan Coudenhove-Kalergi 5 jours avant la chute du mur à Berlin en 1989.

 

 
Article extrait de :
 
http://www.atlantico.fr/decryptage/c-est-bazar-pour-europe-estonie-peine-en-assumer-presidence-macron-ne-lui-voit-plus-cap-et-moscovici-en-verrait-bien-president-3100503.html

 

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